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Chiffres 2023 de l’Observatoire Ile-de-France

Île-de-France : 11 359 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2023
Une accélération de + 36,7 % qui marque un retour des niveaux d’avant-crise

11 359 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en Île-de-France en 2023, c’est 3 047 femmes et hommes de plus qu’en 2022, soit 36,7 % sur un an, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et du groupe Altares.

Le nombre de pertes d’emploi dépasse les seuils d’avant-crise Covid et atteint son plus haut niveau depuis la crise financière de 2016.

  • La hausse des taux d’intérêt, la fin des aides Covid et la reprise des procédures d’assignation Urssaf accentuent les problèmes de trésorerie des chefs d’entreprise.
  • Les entrepreneurs expérimentés, à la tête d’une entreprise depuis 7 ans en moyenne, ont également été impactés en 2023.
  • Les professionnels du secteur de la construction sont parmi les plus sinistrés en Île-de-France.

L’ensemble du territoire impacté par la hausse des pertes d’emploi des dirigeants

L’ensemble de la région Île-de-France connaît une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ». Paris est le département le plus impacté, représentant près d’un tiers des pertes d’emploi de la région (3 431).

Le Val-de-Marne enregistre la plus importante augmentation avec + 51,5 % d’entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

Dans le département de Seine-Saint-Denis, 1 730 entrepreneurs sont concernés par la perte d’activité (+ 39,2 %). 1 666 chefs d’entreprise se sont également retrouvés sans emploi dans en Seine-et-Marne, soit une hausse de 33,2 %.

Ils sont 1 037 à avoir connu cette situation dans les Hauts-de-Seine (+ 38,3 %). Les Yvelines et l’Essonne comptabilisent respectivement 895 (+ 33 %) et 778 (+ 37,5 %) chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle.

Le Val-d’Oise a le plus faible taux d’augmentation : 848 dirigeants se sont retrouvés en situation de « chômage », soit 22,9 % de plus qu’en 2022.

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Les chiffres de 2023 sont très alarmants, mais malheureusement peu surprenants. Hausse des taux d’intérêt, surendettement des entreprises, fin des aides Covid et du moratoire de l’Urssaf… de nombreux indicateurs laissaient craindre une accélération des liquidations judiciaires en France avec des pertes d’emploi importantes à la clé. En 2023, chaque jour, ce sont plus de 31 chefs d’entreprise qui se sont retrouvés au chômage en Île-de-France ! Depuis deux ans, je ne cesse d’alerter sur cette réalité et sur la nécessité d’informer les chefs d’entreprise sur les solutions perte d’emploi à leur disposition. L’inaction ne doit plus être une option. »

Près de sept entrepreneurs sur dix à la tête d’une TPE de moins de 3 salariés

L’âge médian des entrepreneurs qui ont connu une perte d’emploi en île-de-France est de 47,1 ans. À Paris, il atteint même 48,7 ans. La perte d’activité touche une population mature pour laquelle le rebond professionnel sera plus difficile.

Près de 7 entrepreneurs sur 10 ayant perdu leur emploi en 2023 dirigeaient une structure de moins de 3 salariés. Ces chiffres confirment la plus grande vulnérabilité des entrepreneurs à la tête de petites structures.

Près de la moitié des pertes d’emploi de la région se concentrent dans les secteurs de la construction et du commerce

Les chefs d’entreprise exerçant dans le secteur de la construction en Île-de-France connaissent de grandes difficultés : 2 763 hommes et femmes concernés soit une augmentation de 37,4 %. Les activités du bâtiment enregistrent la pire tendance (2 444 chefs d’entreprise ; + 39 %).

L’inflation a durement affecté le commerce de détail avec 1 174 dirigeants en situation de « chômage ». Les activités en lien avec le textile et l’habillement ont également souffert de l’évolution des modes de consommation des ménages à cause de la baisse du pouvoir d’achat : 241 entreprises ont fait faillite dans ce secteur.

Dans le secteur de l’hébergement, restauration et débit de boissons, 1 305 femmes et hommes se sont retrouvés au « chômage » en 2023 (+ 54,8 %). Les activités de restauration concentrent plus de 9 chefs d’entreprise sur 10 impactés du secteur.

« Certains secteurs comme le bâtiment devraient voir leur activité repartir mais, l’année 2024 s’annonce tout aussi délicate et doit nous amener à nous interroger sur le devenir de ces hommes et ces femmes. C’est désormais une nécessité, pour préserver l’économie, nous devons d’abord penser à protéger toutes celles et ceux qui créent nos richesses et nos emplois dans nos territoires. »  précise Anthony Streicher.w

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : « En 2023, le ralentissement de l’économie s’est confirmé en France comme en Europe fragilisant davantage des entreprises parfois en peine à rembourser une dette devenue trop lourde. Le nombre de défaillances a augmenté de 36 %, une tendance lourde mais pas surprenante après la parenthèse Covid. Les très petites entreprises sont les plus nombreuses. Ces TPE sont généralement des structures familiales participant depuis plusieurs années à animer l’économie locale. De santé financière parfois fragile, elles doivent faire face depuis plusieurs mois à une trésorerie qui se dégrade conduisant de plus en plus de dirigeants à devoir solliciter l’accompagnement du tribunal. La croissance est attendue faible pour 2024 et les défauts d’entreprises plus nombreux qu’en 2023. L’anticipation des risques restera déterminante. »

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Méthodologie
Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.



À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

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