Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur : 5 813 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025
5 813 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, près de 16 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Avec un recul de 6,9 % par rapport à 2024, la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre la plus forte baisse de toutes les régions françaises. Le niveau reste néanmoins très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. La région enregistre la plus forte baisse de France avec – 6,9 %, à rebours de la tendance nationale. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, enregistrent un recul des pertes d’emploi.
Une tendance favorable mais à un niveau qui demeure élevé
Après trois années de hausse continue (+ 25,4 % en 2022, + 29,3 % en 2023, + 19,5 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. La région enregistre une baisse de 6,9 % par rapport à l’année dernière, la plus marquée de toutes les régions françaises. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire.
« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.
En Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, des départements aux trajectoires divergentes

Les Bouches-du-Rhône demeurent, avec 2 272 entrepreneurs en situation de « chômage », le département le plus touché de la région et l’un des plus importants de France. Il enregistre cependant une baisse significative de 11,4 % par rapport à 2024, signe d’une amélioration sensible.
Les Alpes-Maritimes suivent la même tendance avec un recul de 11,1 % (1 318 dirigeants concernés). Ces deux départements concentrent à eux seuls plus de 60 % des pertes d’emploi régionales.
Le Var enregistre en revanche une légère hausse de 1,1 % (1 247), tout comme le Vaucluse avec + 1,2 % (690) ; des progressions limitées mais qui contrastent avec la dynamique générale de la région.
Les Alpes-de-Haute-Provence restent quasi stables à – 0,7 % (152), tandis que les Hautes-Alpes enregistrent une légère hausse de + 3,9 % (134).
Des situations contrastées selon les secteurs

La construction enregistre un repli de 15,0 % (1 521 chefs d’entreprise), nettement plus favorable que la tendance nationale (- 3,0 %). Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 56,3 %).
Le commerce affiche une baisse de 11,6 % (1 202 dirigeants) dans la région, tiré par le commerce de détail qui enregistre une baisse de – 15,8 %. Le commerce et la réparation automobile sont également orientés à la baisse (- 10,0 %).
La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons marque le pas, avec une légère hausse de 1,5 %, soit 993 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (837 ; + 4,0 %).
Les services aux particuliers sont en revanche sous pression : + 16,0 % (283). La coiffure et les soins de beauté, en forte hausse (+ 19,1 %), représentent plus des trois quarts des pertes d’emploi du secteur. Un phénomène également observé à l’échelle nationale, en lien avec des charges fixes élevées et la concurrence des prestataires à domicile.
La situation de l’industrie (- 11,5 %) apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.
Le secteur de l’information et communication résiste également bien (- 19,0 %). C’est également le cas des services aux entreprises qui enregistre une baisse de 4,7 % des pertes d’activité.
Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante
Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 947). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.
L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur diminue légèrement, passant de 48,3 ans en 2024 à 47,6 ans en 2025.
Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »
Télécharger l’infographie complète
Méthodologie
Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.
À propos de l’association GSC
À propos de l’association GSC
Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.
À propos d’Altares
Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.
Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.
Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.
Contact presse – Agence CorioLink
Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54
