Selon les derniers chiffres communiqués par l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs (association GSC et Altares, expert de l’analyse et de la valorisation des données interentreprises), 31 260 dirigeants d’entreprise ont perdu leur emploi au premier semestre 2025, soit 170 par jour. Ces chiffres, en augmentation par rapport à l’année 2024 où 60 852 chefs d’entreprise avaient perdu leur emploi, soit une hausse de 18 % sur un an, traduisent bien la fébrilité actuelle du tissu entrepreneurial français. Des grands médias nationaux aux parutions régionales, la presse s’est emparée de ces chiffres : retour sur les articles importants concernant l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs au premier semestre de l’année 2025.
Une présence importante dans les grands médias économiques français :
Quelques jours après la publication du baromètre (le 26 août dernier), le Figaro dévoilait un article exclusif sur le sujet titré : « Pourquoi 31 000 patrons ont perdu leur emploi depuis le début de l’année », article soulignant le manque de protection des dirigeants d’entreprise pour faire face à la faillite. Cet article incluait également une interview d’Hervé Kermarrec, président du MEDEF Bretagne et président de l’association GSC (depuis le 8 octobre 2024). Celui-ci alertait sur une hausse de ce phénomène partageant ainsi les inquiétudes sur la tension économique et la vulnérabilité des dirigeants en particulier des seniors.
De leur côté, les Echos ont mis l’accent sur la hausse de ces pertes d’emploi, 4.3% par rapport au premier semestre de l’année 2024. L’article tend néanmoins à relativiser l’importance de cette hausse dans la mesure où celle-ci est plus modérée que celle de l’année passée à la même période. Le nombre de défaillances d’entreprise est certes en augmentation mais cette augmentation est moins élevée que les années précédentes. L’article en profite également pour faire un focus sur les PME et les TPE « avec 8 pertes d’emploi sur 10, les structures de moins de 5 salariés sont les plus touchées ».
Enfin, l’article s’attarde sur l’évolution du profil des entrepreneurs concernés, indiquant que celles et ceux qui ont perdu leur emploi au premier semestre 2025 avaient créé leur entreprise en moyenne dix ans plus tôt, et généraient jusque-là un chiffre d’affaires annuel avoisinant les cinq millions d’euros.
D’autres médias économiques tels que Capital, Boursorama, Option Finance ou encore La Correspondance Economique ont relayé les principaux chiffres, soulignant ainsi le climat de tensions économique pour le tissu entrepreneurial français.
Une forte visibilité aussi bien sur les ondes qu’à la télévision :
Dans la continuité de la presse écrite, les chaines de télévision et de radio ont également communiqué sur le sujet et se sont ainsi fait l’écho du baromètre :
- RMC a consacré plusieurs séquences à ce sujet avec notamment des interviews et décryptages comme dans le Morning RMC et le Talk Eco. Hervé Kermarrec était l’invité de RMC pour le Talk Eco, il a témoigné d’un ralentissement de l’économie française en partie responsable de ces pertes d’emplois chez les entrepreneurs.
- France Info a relayé la tendance dans La Matinale, tandis que France 2 (Télé-matin) évoquait « une année noire pour les chefs d’entreprises».
- Enfin, sur ses antennes, Sud Radio a organisé un débat avec Hervé Kermarrec intitulé « Les petits patrons face à la perte de leur emploi» donnant ainsi la parole à des entrepreneurs concernés par le phénomène.
Ces différentes prises de parole ont ainsi permis de mettre en lumière une réalité encore trop méconnue. Dans la majorité des cas, les entrepreneurs se retrouvent sans aucun revenu en cas de perte de leur emploi, s’ils n’ont pas souscrit une assurance perte d’emploi. Ils ne sont pas suffisamment sensibilisés et protégés face à ce risque.
Les Médias spécialisés et régionaux en relais :
La mobilisation médiatique ne s’est pas arrêtée aux médias nationaux. En effet, la presse régionale et spécialisée s’est emparée du sujet. Ainsi, les médias de secteur – Batiactu, Batiweb, Le Moniteur, L’Écho Touristique – ont souligné les difficultés propres à leurs filières (construction, hôtellerie, restauration, transport…).
Dans le même temps, les médias régionaux comme La Semaine, Les Affiches d’Alsace et de Lorraine, Ici Lorraine ou encore La Gazette du Midi, ont mis en avant l’impact territorial de la crise entrepreneuriale.
Une couverture qui met en avant le rôle d’expertise de l’association GSC :
Au fil des articles, l’association GSC et Altares apparaissent comme des sources d’informations sur la question de la perte d’emploi des dirigeants. De nombreux médias ont cité les analyses d’Hervé Kermarrec, président de l’association GSC, notamment sur le contexte économique tendu et la vulnérabilité croissante des petites entreprises. Les citations issues du communiqué de presse ou des interviews ont souvent servi de point d’ancrage pour les journalistes afin d’éclairer les chiffres du baromètre.
Certains médias comme France Info ou le Figaro ont également relayé des témoignages d’entrepreneurs, illustrant de manière concrète les situations évoquées dans l’étude.
Chiffres clés de la revue de presse :
- 83 retombées médias en deux semaines
- Présence sur les principaux médias économiques et généralistes
- Plus d’une dizaine de passages radio et TV (RMC, France Info, France 2, Sud Radio, etc).
A lire également :

