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Chiffres 2025 de l’Observatoire Nouvelle-Aquitaine

Nouvelle-Aquitaine : 5 724 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

5 724 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Nouvelle-Aquitaine, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 15 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi dans la région. La hausse se poursuit par rapport à 2024 (+ 10,8 %) pour atteindre un niveau historiquement élevé qui confirme la persistance de fortes tensions économiques.

  • Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Nouvelle-Aquitaine.
  • Les secteurs du commerce et de la construction, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés.
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement impactés.

 

La hausse perdure en Nouvelle-Aquitaine

Après trois années de hausse continue (+ 37,5 % en 2022, + 35,5 % en 2023, + 14,9 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs continue de croître. Il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 000 dirigeants sont concernés.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Tous les territoires sont impactés

En 2025, la situation des entrepreneurs est préoccupante dans une grande majorité de départements en Nouvelle-Aquitaine. La quasi-totalité connaissent une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

La Gironde est le département le plus touché, avec 1 956 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, contre 1 729 en 2024 (+ 13,1 %), suivi par la Charente-Maritime avec 676 dirigeants impactés, soit une hausse de 22,7 % en un an.

La Creuse enregistre la plus importante augmentation avec + 87,3 % en un an, soit 118 pertes d’emploi de chefs d’entreprise en un an.

En Charente, 267 entrepreneurs sont concernés (+ 1,9 %), tandis qu’en Dordogne, 346 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en un an (+ 10,5 %). Ils sont 424 à avoir connu cette situation dans les Landes (+ 7,3 %).

Les Pyrénées Atlantiques, les Deux-Sèvres et le Lot-et-Garonne comptent respectivement 562 (+ 1,3 %) et 228 (+ 6,5 %), 311 (+ 12,7 %) entrepreneurs ayant perdu leur emploi.

La Haute-Vienne connaît une augmentation de 2,2 % (364) et la Vienne une progression de 16,1 % (295).

Seul le département de la Corrèze voit son nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage » diminuer : – 11,5 % (177).

En Nouvelle-Aquitaine, des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur du commerce concentre, à lui seul, plus d’une perte d’emploi sur cinq en 2025. Après plusieurs années de forte dégradation, la situation est toujours délicate (+ 6,7 %). Dans le détail, la vente et la réparation automobile enregistrent la hausse la plus importante du secteur (+ 19,7 %).

Dans la construction, la situation continue de se détériorer. La région comptabilise 1 384 pertes d’activité soit + 8,2 %. En revanche, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 40,1 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable avec une hausse de 13,9 %, soit 911 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (724 ; + 14,6 %).

Les services aux entreprises et le secteur de l’industrie restent sous pression avec respectivement + 15,1 % (656 dirigeants concernées) et + 18 % (446). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 960). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge moyen des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Nouvelle-Aquitaine diminue très légèrement, passant de 47,2 ans en 2024 à 46,9 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Bourgogne-Franche-Comté

Bourgogne-Franche-Comté : 2 010 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

2 010 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 5 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi dans la région. Si le nombre recule légèrement par rapport à 2024 (- 3,1 %) ce niveau reste très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques.

  • Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Bourgogne-Franche-Comté.
  • Les secteurs du commerce et de la construction, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais enregistrent un recul des pertes d’emploi.
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement impactés.

 

Une tendance plutôt favorable mais à un niveau qui demeure élevé

Après trois années de hausse continue (+ 35,4 % en 2022, + 35,5 % en 2023, + 14,6 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 dirigeants sont concernés.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Bourgogne-Franche-Comté, des départements aux trajectoires divergentes

En 2025, les territoires sont inégalement impactés dans la région. 

Cinq départements en Bourgogne-Franche-Comté connaissent une diminution du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

La Saône-et-Loire est le département le plus touché, avec 432 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, contre 429 en 2024, suivi par la Côte-d’Or avec 418 dirigeants impactés, soit une baisse de 6,1 % en un an.

Le Territoire de Belfort enregistre la plus importante augmentation avec + 16,5 % soit 113 chefs d’entreprise ayant perdu leur activité en 2025.

Dans la Nièvre, 142 entrepreneurs sont concernés (+ 8,4 %), tandis que dans le Doubs, 352 chefs d’entreprise ont perdu leur activité en un an (- 5,1 %). Ils sont 164 à avoir connu cette situation dans le Jura (- 12 ,8 %).

L’Yonne et la Haute-Saône comptent respectivement 269 et 120 entrepreneurs ayant perdu leur emploi, contre 282 et 131 en 2024.

Des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur du commerce concentre, à lui seul, près d’un quart (24,7 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (497). Après plusieurs années de forte dégradation, on observe une légère amélioration (- 5 %). Dans le détail, le commerce de gros marque un recul notable (- 16,7 %).

La construction affiche également des signes d’amélioration avec 456 pertes d’activité soit un recul de 15,9 %. Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 63 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste plutôt stable, avec une baisse de 0,3 % (312 entrepreneurs concernés). Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de sept situations de « chômage » sur dix dans le secteur (233 ; – 0,9 %).

Le secteur de l’industrie reste sous pression (+ 14,5 % ; 189).

La situation des services aux entreprises apparaît finalement moins alarmantes que prévu, alors qu’elle dépend de la santé financière de ses donneurs d’ordre (- 8,8 % ; 187).

Les activités d’assurance et financières, pour leur part, enregistrent une hausse de 100 %.

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 437). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge moyen des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Bourgogne-Franche-Comté diminue légèrement, passant de 46,5 en 2024 à 46,3 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

Télécharger l’infographie complète


Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Auvergne-Rhône-Alpes

Auvergne-Rhône-Alpes : 7 354 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

7 354 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 20 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi dans la région. Si le nombre recule très légèrement par rapport à 2024 (- 0,1 %) ce niveau historiquement élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques.

  • Pour la deuxième année consécutive, plus de 7 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Les secteurs du commerce, de la construction et de l’hébergement, restauration, débits de boissons sont les plus impactés dans la région.
  • Malgré une quasi-stabilisation et l’amorce d’une amélioration, l’Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région la plus impactée.

 

Un niveau très élevé mais cependant une tendance qui marque le pas après trois années de forte augmentation en Auvergne-Rhône-Alpes

Après trois années de hausse continue (+ 39,6 % en 2022, + 38,7 % en 2023, + 15,7 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin se stabiliser. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 7 000 dirigeants sont concernés.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

En Auvergne-Rhône-Alpes, des départements aux trajectoires divergentes

En 2025, les territoires sont inégalement impactés dans la région.

Huit départements en Auvergne-Rhône-Alpes connaissent une diminution du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

Le Rhône est le département le plus touché, avec 2 065 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, contre 1 989 en 2024 (+ 3,8 %), suivi par l’Isère avec 1 188 dirigeants impactés, soit une hausse de 9,1 %.

L’Allier enregistre la plus importante augmentation avec + 32,7 % d’entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

Dans la Drôme, 531 chefs d’entreprise sont concernés (+ 21,2 %).

Dans l’Ain, ce sont 555 dirigeants qui ont cessé leur activité en un an. Ils sont 112 à avoir connu cette situation dans le Cantal (- 5,1 %).

La Loire, et le Puy-de-Dôme comptent respectivement 663 et 514 entrepreneurs ayant subi la même situation.

Dans trois départements, la baisse des pertes d’emploi est supérieure à 10 % : Haute-Savoie (- 15,8 % ; 623), Savoie (- 12,8 % ; 468) et Haute-Loire (- 12,8 % ; 130).

En Ardèche, la situation est plutôt stable : 243 chefs d’entreprise avaient perdu leur emploi en 2024, ils sont 241 en 2025.

Des situations contrastées selon les secteurs

La situation de la construction s’améliore avec une baisse de 9,6 % des pertes d’emploi (1 882 entreprises). Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 49,8 %).

Le secteur du commerce représente une perte d’activité sur cinq dans la région en 2025 (1 572). Après plusieurs années de forte dégradation, on observe une quasi-stabilisation (- 0,3 %). Le commerce de détail marque le plus net recul du secteur (- 9 %).

La situation dans l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 8,8 % soit 1 148 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (901 ; + 11,2 %).

Les services aux entreprises et le secteur de l’industrie restent sous pression avec respectivement + 8,9 % (955 dirigeants) et + 7,8 % (537). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

Les activités d’assurance et financières, pour leur part, résistent bien (- 6,8 %).

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (5 180). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Auvergne-Rhône-Alpes diminue très légèrement, passant de 46,3 ans en 2024 à 46,1 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

Télécharger l’infographie complète


Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Observatoire de l’emploi des entrepreneurs – année 2025

Nouveau record historique :

61 459 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, 168 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre reste plutôt stable par rapport à 2024 (+ 1 %), ce niveau historiquement élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques.

  • Un nouveau record : pour la deuxième année consécutive, plus de 60 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en France.
  • Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont les seuls à enregistrer une baisse des pertes d’emploi.
  • Une forte disparité entre les régions.

Un niveau très élevé mais cependant une tendance qui marque le pas après trois années de forte augmentation

Après trois années de hausse continue (+ 34 % en 2022, + 33 % en 2023, + 18 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin se stabiliser. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 60 000 dirigeants sont concernés.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

Des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, plus d’un quart (25,2 %) du total des liquidations judiciaires en 2025 (14 485). Après plusieurs années de forte dégradation, cela témoigne d’une légère amélioration (- 3,0 %), même si le contexte reste fragile notamment pour les entreprises du BTP. De leur côté, les sociétés dans l’immobilier – durement touchées par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des liquidations d’entreprise (- 19,1 %).

Dans le commerce, on observe également quelques signes d’amélioration, notamment pour les commerces de bouche et l’alimentaire. En revanche, la situation reste délicate dans l’automobile, tant pour la vente que pour la réparation, qui concentre le plus grand nombre de liquidations judiciaires (2 666). A contrario, dans le commerce de détail, l’habillement montre une évolution plus favorable (- 9,0 %), après avoir essuyé de lourdes pertes ces dernières années.

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boisson reste défavorable, avec une hausse de 7,6 %, soit 7 982 entreprises concernées. Et ce sont les structures de la restauration qui sont les plus impactées, puisqu’elles concentrent à elles seules plus de huit liquidations sur dix dans le secteur (6 559 ; + 8,6 %).

Les services aux entreprises restent sous pression (+ 7,1 % ; 7 853). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

La situation de l’industrie (+ 1,3 %), en ligne avec la tendance générale (+ 1,0 %), apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers. Dans le détail, on observe que la métallurgie enregistre une baisse des liquidations judiciaires (- 4,9 %). À l’inverse, les activités liées à l’environnement et à l’énergie (recyclage, traitement des déchets, etc.) sont très affectées (+ 27,3 %).

Le transport routier de marchandises, pour sa part, résiste (- 4,5 %), tant pour le fret de proximité que pour les longues distances. En revanche, les taxis traditionnels restent fragilisés par une concurrence accrue et la baisse du transport médical, qui constituait une source d’activité importante.

Parallèlement, les difficultés persistent dans les activités tournées vers les particuliers, notamment pour la coiffure et les soins esthétiques – constituant près des trois quarts des liquidations d’entreprise du secteur – qui cumulent des charges fixes élevées et une concurrence accrue des prestataires à domicile.

Une population de dirigeants concernés qui rajeunit légèrement

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi diminue légèrement, passant de 46,3 ans en 2024 à 45,8 ans en 2025. Cette tendance s’explique notamment par la forte hausse du nombre de dirigeants de moins de 26 ans impactés (+ 27,8 %).

La tranche des 41-50 ans reste néanmoins la plus touchée, avec 16 271 suppressions d’emploi, représentant plus d’un quart du total. Pour cette catégorie, beaucoup occupaient des postes à la tête d’entreprises de plus de 10 ans, montrant que l’ancienneté n’offre plus de protection : même des structures bien établies peuvent vaciller face à un contexte économique défavorable.

À l’inverse, les entrepreneurs de plus de 50 ans semblent mieux résister, avec une baisse de 4,6 % des pertes d’emploi. Cette évolution peut traduire un effet générationnel : une présence moins importante de dirigeants seniors en activité ou une plus grande solidité liée à l’expérience et à des structures déjà bien établies.

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 8 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 5 salariés (50 451). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

À l’inverse, les dirigeants de structures de plus de 50 salariés voient leurs pertes d’emploi diminuer (- 4,2 %). Les grandes PME, souvent plus anciennes et mieux capitalisées, résistent mieux aux aléas économiques. Plus structurées, ces entreprises apparaissent mieux armées face aux difficultés, un constat cohérent avec la meilleure résistance des dirigeants seniors, plus souvent à la tête d’entreprises plus anciennes et solides.

La situation se dégrade dans les entreprises de plus de 10 millions de chiffre d’affaires, avec une hausse de 11,2 % des pertes d’emploi après une année 2024 particulièrement favorable (recul de 26 % vs 2023).

Des territoires inégalement impactés

L’Île-de-France concentre toujours une part importante des pertes d’emploi entrepreneurial avec 14 319 dirigeants concernés (+ 0,6 %). Première région économique du pays, elle subit directement les effets des tensions observées à l’échelle nationale.

L’Auvergne-Rhône-Alpes, malgré une quasi-stabilisation (- 0,1 %), est la deuxième région la plus impactée avec 7 354 entrepreneurs s’étant retrouvés au « chômage » en 2025.

La Nouvelle-Aquitaine enregistre une hausse marquée de 10,8 % (5 724 entrepreneurs). Cette progression s’explique notamment par un effet de calendrier : de nombreuses liquidations prononcées en 2024 ont été finalisées en 2025. De plus, la taille du territoire et la diversité de son tissu économique contribuent à concentrer des difficultés dans plusieurs activités.

Quatre autres territoires affichent une augmentation supérieure à la moyenne nationale : la Corse (+ 7,4 % ; 393), le Grand Est (+ 3,1 % ; 4 339), les Pays de la Loire (+ 2,8 % ; 2 639) et l’Occitanie (+ 1,2 % ; 5 565).

À l’inverse, la Provence-Alpes-Côte d’Azur présente la plus forte baisse en 2025, avec un recul de 6,9 % (5 813 entrepreneurs). Elle devance la Bourgogne-Franche-Comté (- 3,1 % ; 2 010) et la Bretagne (- 2,7 % ; 2 241).

Enfin, 4 542 dirigeants ont perdu leur activité dans les Hauts-de-France (- 2,2 %). Ils sont 2 476 en Normandie (- 2,3 %) et 1 985 en Centre-Val de Loire (- 0,5 %).

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

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Observatoire de l’emploi des entrepreneurs : revue de presse au S1 2025

Selon les derniers chiffres communiqués par l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs (association GSC et Altares, expert de l’analyse et de la valorisation des données interentreprises), 31 260 dirigeants d’entreprise ont perdu leur emploi au premier semestre 2025, soit 170 par jour. Ces chiffres, en augmentation par rapport à l’année 2024 où 60 852 chefs d’entreprise avaient perdu leur emploi, soit une hausse de 18 % sur un an, traduisent bien la fébrilité actuelle du tissu entrepreneurial français. Des grands médias nationaux aux parutions régionales, la presse s’est emparée de ces chiffres : retour sur les articles importants concernant l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs au premier semestre de l’année 2025.

Une présence importante dans les grands médias économiques français :

Quelques jours après la publication du baromètre (le 26 août dernier), le Figaro dévoilait un article exclusif sur le sujet titré : « Pourquoi 31 000 patrons ont perdu leur emploi depuis le début de l’année », article soulignant le manque de protection des dirigeants d’entreprise pour faire face à la faillite. Cet article incluait également une interview d’Hervé Kermarrec, président du MEDEF Bretagne et président de l’association GSC (depuis le 8 octobre 2024). Celui-ci alertait sur une hausse de ce phénomène partageant ainsi les inquiétudes sur la tension économique et la vulnérabilité des dirigeants en particulier des seniors.

De leur côté, les Echos ont mis l’accent sur la hausse de ces pertes d’emploi, 4.3% par rapport au premier semestre de l’année 2024. L’article tend néanmoins à relativiser l’importance de cette hausse dans la mesure où celle-ci est plus modérée que celle de l’année passée à la même période. Le nombre de défaillances d’entreprise est certes en augmentation mais cette augmentation est moins élevée que les années précédentes. L’article en profite également pour faire un focus sur les PME et les TPE « avec 8 pertes d’emploi sur 10, les structures de moins de 5 salariés sont les plus touchées ».

Enfin, l’article s’attarde sur l’évolution du profil des entrepreneurs concernés, indiquant que celles et ceux qui ont perdu leur emploi au premier semestre 2025 avaient créé leur entreprise en moyenne dix ans plus tôt, et généraient jusque-là un chiffre d’affaires annuel avoisinant les cinq millions d’euros.

D’autres médias économiques tels que Capital, Boursorama, Option Finance ou encore La Correspondance Economique ont relayé les principaux chiffres, soulignant ainsi le climat de tensions économique pour le tissu entrepreneurial français.

Une forte visibilité aussi bien sur les ondes qu’à la télévision :

Dans la continuité de la presse écrite, les chaines de télévision et de radio ont également communiqué sur le sujet et se sont ainsi fait l’écho du baromètre :

  • RMC a consacré plusieurs séquences à ce sujet avec notamment des interviews et décryptages comme dans le Morning RMC et le Talk Eco. Hervé Kermarrec était l’invité de RMC pour le Talk Eco, il a témoigné d’un ralentissement de l’économie française en partie responsable de ces pertes d’emplois chez les entrepreneurs.
  • France Info a relayé la tendance dans La Matinale, tandis que France 2 (Télé-matin) évoquait « une année noire pour les chefs d’entreprises».
  • Enfin, sur ses antennes, Sud Radio a organisé un débat avec Hervé Kermarrec intitulé « Les petits patrons face à la perte de leur emploi» donnant ainsi la parole à des entrepreneurs concernés par le phénomène.

Ces différentes prises de parole ont ainsi permis de mettre en lumière  une réalité encore trop méconnue. Dans la majorité des cas, les entrepreneurs se retrouvent sans aucun revenu en cas de perte de leur emploi, s’ils n’ont pas souscrit une assurance perte d’emploi. Ils ne sont pas suffisamment sensibilisés et protégés face à ce risque.

Les Médias spécialisés et régionaux en relais :

La mobilisation médiatique ne s’est pas arrêtée aux médias nationaux. En effet, la presse régionale et spécialisée s’est emparée du sujet. Ainsi, les médias de secteur – Batiactu, Batiweb, Le Moniteur, L’Écho Touristique – ont souligné les difficultés propres à leurs filières (construction, hôtellerie, restauration, transport…).

Dans le même temps, les médias régionaux comme La Semaine, Les Affiches d’Alsace et de Lorraine, Ici Lorraine ou encore La Gazette du Midi, ont mis en avant l’impact territorial de la crise entrepreneuriale.

Une couverture qui met en avant le rôle d’expertise de l’association GSC :

Au fil des articles, l’association GSC et Altares apparaissent comme des sources d’informations sur la question de la perte d’emploi des dirigeants. De nombreux médias ont cité les analyses d’Hervé Kermarrec, président de l’association GSC, notamment sur le contexte économique tendu et la vulnérabilité croissante des petites entreprises. Les citations issues du communiqué de presse ou des interviews ont souvent servi de point d’ancrage pour les journalistes afin d’éclairer les chiffres du baromètre.

Certains médias comme France Info ou le Figaro ont également relayé des témoignages d’entrepreneurs, illustrant de manière concrète les situations évoquées dans l’étude.

 

Chiffres clés de la revue de presse :

  • 83 retombées médias en deux semaines
  • Présence sur les principaux médias économiques et généralistes
  • Plus d’une dizaine de passages radio et TV (RMC, France Info, France 2, Sud Radio, etc).

A lire également :

Observatoire de l’emploi des entrepreneurs année 2024

Qui sommes nous ? 

Observatoire de l’emploi des entrepreneurs S1 2025

31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi au 1e semestre 2025

L’association GSC et la société Altares dévoilent les résultats de leur Observatoire de l’emploi des entrepreneurs. Cette nouvelle édition révèle que 31 260 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi au 1e semestre 2025, un chiffre toujours très élevé mais une augmentation plus modérée (+ 4,3%) par rapport au S1 2024.

● Au S1 2025, plus de 170 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi chaque jour.
● Les dirigeants expérimentés, à la tête d’une entreprise de plus de 10 ans en moyenne, sont impactés.
● Les secteurs de la construction et du commerce se trouvent toujours en grande difficulté mais tendent à se stabiliser.

Hervé Kermarrec, président de l’association GSC : « Attention aux faux-semblants : si les pertes d’emploi des dirigeants semblent ralentir au premier semestre 2025, elles se maintiennent à des niveaux préoccupants, révélateurs d’un tissu entrepreneurial toujours sous tensions. Ces derniers mois ont été particulièrement instables avec une croissance faible, un climat des affaires dégradé et des incertitudes commerciales persistantes. Les chefs d’entreprise évoluent dans un environnement de plus en plus contraint. La pression sur les trésoreries, la prudence des consommateurs et les tensions sur certains marchés fragilisent les structures. Le second semestre s’annonce encore complexe et les arbitrages budgétaires de l’État seront déterminants. Il est donc essentiel de sensibiliser aux filets de sécurité financiers existants, qui permettent aux entrepreneurs d’anticiper une situation de perte d’emploi. »

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares : « Le premier semestre 2025 a confirmé nos inquiétudes exprimées en début d’année avec un nombre historique de liquidations judiciaires et donc un niveau très élevé de pertes d’emploi de dirigeants. Cette situation de risque pèse lourdement sur les épaules des entrepreneurs amenés à devoir faire sans cesse des arbitrages professionnels et personnels parfois douloureux pour maintenir leur activité. Les trésoreries sont encore très tendues et les incertitudes fortes. Si quelques timides signaux permettent d’envisager une faible amélioration au second semestre 2025, celle-ci devrait être encore insuffisante pour inverser sensiblement la tendance sur la perte d’emplois. Les prochains mois seront décisifs. »

Les chefs d’entreprise de PME désormais aussi en difficulté

Au 1er semestre 2025, les entrepreneurs à la tête de petites structures de moins de 5 salariés restent les plus touchés, représentant plus de huit pertes d’emploi sur dix (26 313 entrepreneurs).
Le phénomène s’amplifie pour les patrons de TPE qui comptent 6 à 9 salariés, où la progression des situations de « chômage » atteint 17,2 %, malgré un volume plus faible (1 947).
Les dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés résistent quant à eux, avec une baisse de 2,4 %.

La tendance s’accentue toutefois pour les dirigeants de structures réalisant au moins 5 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une hausse des pertes d’emploi quatre fois supérieure la moyenne.

« Nous observons une évolution du profil des dirigeants concernés : des structures plus établies, comptant davantage de salariés. Les entrepreneurs subissent de plein fouet les effets de la conjoncture et peinent à générer suffisamment de revenus pour honorer leurs dettes. Au premier semestre 2025, celles et ceux qui avaient perdu leur activité dirigeaient une entreprise créée, en moyenne, il y a 10 ans ! Cela montre aussi que personne n’est à l’abri de perdre son activité. » déclare Hervé Kermarrec.

Les gérants de SAS forment à eux seuls près de la moitié des pertes d’emploi (14 388 entrepreneurs), en hausse de 8,7 % par rapport au premier semestre 2024. Les entrepreneurs de SARL, bien qu’épargnés au S1 2025 (-2 %), continuent de représenter une part importante des pertes d’activité (12 023). Les artisans-commerçants, particulièrement impactés par l’inflation, sont 3 111 à s’être retrouvés en situation de « chômage » (+16,6 %) sur cette même période.

Les professions libérales, notamment les acteurs du judiciaire, accusent la plus forte hausse, atteignant + 56,2 %.

Les entrepreneurs seniors toujours très exposés

L’âge médian des entrepreneurs touchés s’établit à 46 ans.

La tranche d’âge des 41 à 50 ans pèse pour près d’un tiers des pertes d’emploi (8 448).

Mais ce sont les plus de 60 ans qui enregistrent la plus forte progression : 4 229 pertes d’emploi (+ 20,9 %), soit cinq fois plus importante que la moyenne.

Les jeunes entrepreneurs de moins de 26 ans sont les plus épargnés ce semestre, avec un recul des pertes d’activité de 8,2 %.

Près de la moitié des pertes d’emploi se concentrent dans les secteurs de la construction et du commerce

Acteur majeur de l’économie, le secteur de la construction reste sous tension. Bien que les pertes d’emploi se stabilisent, 7 745 entrepreneurs ont été impactés (+ 1 %). Le secteur représente encore plus d’un quart des cessations d’activité. L’immobilier montre toutefois des signes de résistance après plusieurs années difficiles. Parmi les activités les plus touchées : les travaux de maçonnerie générale et le gros œuvre de bâtiment (1 645).

Le secteur du commerce demeure également en difficulté avec 6 464 femmes et hommes en situation de « chômage » (+ 0,1 %). La vente de voitures et de véhicules automobiles légers est l’activité la plus affectée (622 ; + 12,7 %).

L’hébergement, restauration, débit de boisson est largement touché avec 4 164 pertes d’emploi (+ 11,5 %), dont plus de 4 entrepreneurs sur 10 dans la restauration traditionnelle assise.

Dans le secteur de l’information et de la communication, 1 033 entrepreneurs sont touchés (+ 14,1 %), notamment dans les services informatiques.

Le secteur du transport et de la logistique, déjà fortement dégradé au S1 2024, reste fragile. 1 450 femmes et hommes ont perdu leur activité au S1 2025 (+ 11,9 %). Les filières du fret de proximité (525) et des taxis (355) sont impactés.

Les services aux entreprises comptabilisent 4 199 pertes d’emploi (+ 13 %), en particulier dans les activités de conseil pour les affaires.

Dans l’industrie, 1 905 chefs d’entreprise ont cessé leur activité, soit une hausse de 4,4 % sur un an.

La situation des professionnels des services aux particuliers s’améliore, même si la tendance est encore supérieure à la moyenne nationale. Les coiffeurs sont particulièrement concernés (596).

Les activités d’assurances et financières se démarquent par un recul des pertes d’emploi de 7,6 %.

Une majorité de régions concernées, mais des signaux positifs dans certains territoires

L’Île-de-France est l’un des territoires les plus impactés, concentrant près d’un quart des pertes d’emploi au S1 2025. 7 507 chefs d’entreprise se sont retrouvés en situation de « chômage », soit une hausse de 4 % sur un an. Cette évolution, alignée sur la moyenne nationale, demeure toutefois plus contenue que celle observée un an plus tôt dans la région.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la tendance reste dégradée, avec 3 623 pertes d’activité, soit une augmentation de 4,9 % par rapport au S1 2024. Bien que les tensions semblent se résorber à l’échelle régionale, elles restent marquées dans le Rhône. Les services aux entreprises et l’industrie ont été les plus fortement atteints.

En Nouvelle-Aquitaine, 2 754 femmes et hommes sont concernés, soit une hausse de 18 %. Les secteurs du bâtiment, de l’hébergement, restauration et débits de boisson, et de l’industrie sont particulièrement à la peine dans cette région.

Les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et la Normandie subissent également une hausse supérieure à la moyenne nationale avec respectivement + 6,2 % (2 221 entrepreneurs), + 5,9 % (1 260) et + 5,1 % (1 214) par rapport au S1 2024.

Dans la région Centre-Val de Loire, 1 029 chefs d’entreprise se sont retrouvés sans emploi au S1 2025 (+ 2,1 %).

La Bretagne enregistre le taux le plus bas (+ 0,7 % ; 1 084). Les activités d’assurance et financières ont été les plus solides dans la région (- 46,2 %).

Dans trois régions, les pertes d’emploi des chefs d’entreprise ont légèrement reculé : Bourgogne-Franche-Comté (- 1,4 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (- 0,8 %) et Grand Est (- 0,2 %).


Méthodologie
Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC
Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares
Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.
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Chiffres 2024 de l’Observatoire Auvergne-Rhône-Alpes

Auvergne Rhône-Alpes : 7 360 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2024

Un chiffre au plus haut depuis 2015

L’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, réalisé par l’association GSC et la société Altares, révèle que 7 360 chefs d’entreprise en Auvergne Rhône-Alpes se sont retrouvés en situation de « chômage » en 2024, soit une hausse de 15,7 % sur un an. Un niveau record depuis la création de ce baromètre, en 2015.

  • En 2024, plus de 20 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi chaque jour dans la région.
  • Les entrepreneurs des secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement, restauration et débit de boissons sont parmi les plus sinistrés en Auvergne Rhône-Alpes. 
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement exposés.

 

Une forte progression des pertes d’emploi des entrepreneurs sur le territoire

Dix départements en Auvergne Rhône-Alpes connaissent une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

Le Rhône est le département le plus touché, avec 1 989 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, soit une hausse de 20,6 % suivi par l’Isère avec 1 089 dirigeants impactés.

 

Le Cantal enregistre pour la deuxième année consécutive, la plus importante augmentation avec + 49,4 % d’entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

En Haute-Savoie, 740 entrepreneurs sont concernés (+ 20,5 %), tandis que dans la Loire, 705 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en un an. Ils sont 243 à avoir connu cette situation en Ardèche (+ 22,1 %).

L’Ain, le Puy-de-Dôme et la Savoie comptent respectivement 595, 558 et 537 entrepreneurs ayant subi la même situation.

Dans deux départements, la hausse des pertes d’emploi est inférieure à 5 % : Haute-Loire (+ 4,2 % ; 149) et Allier (+ 1,5 % ; 199).

Le département de la Drôme enregistre un léger recul de – 1,4 %.

« Cette situation s’inscrit dans un contexte économique particulièrement tendu, avec une inflation certes contenue mais une faible croissance qui fragilise les entreprises. Souvent confrontés à des difficultés de rentabilité, les entrepreneurs peinent à maintenir leur activité. Le début de l’année 2025 sera crucial pour beaucoup. Les mesures fiscales votées, l’instabilité politique et les tensions internationales plongent les chefs d’entreprise dans un climat de forte incertitude. Face à ce contexte économique dégradé, il est essentiel de sensibiliser les entrepreneurs à la nécessité de maitriser les risques en les informant sur les filets de sécurité financiers à leur disposition. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Les petites entreprises de la région continuent de connaître la crise

Près des trois quarts des entrepreneurs de la région en situation de perte d’emploi sont à la tête d’une TPE de moins de 3 salariés.

L’âge moyen des entrepreneurs qui ont connu une perte d’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes est de 46,3 ans. Ce constat soulève également la question des difficultés de transmission d’entreprise pour les entrepreneurs « seniors ».

Pour Thierry Milon, directeur des études Altares. « Les défaillances d’entreprises enchaînent les records depuis des mois et les petites entreprises paient un lourd tribu. Les liquidations judiciaires directes ou post redressements judiciaires sont prédominantes supprimant l’emploi de plus de 60 000 dirigeants en 2024 et probablement davantage encore en 2025. Un nombre particulièrement élevé qui tend à militer pour une gestion très proactive des risques qu’ils soient de nature professionnelle ou personnelle. Un défi administratif parfois, ou financier souvent, mais un impératif à tout âge, même fort d’une solide expérience. En illustration, la perte d’emploi de dirigeants de plus de 60 ans accélère fortement (+33%) ; un constat qui résonne à l’heure des discussions sur l’employabilité des seniors. »

 

Les secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement restauration et débits de boisson sont particulièrement exposés en Auvergne-Rhône-Alpes

Les fragilités du secteur de la construction s’accentuent en 2024 en raison de la hausse des prix des matériaux : 2 083 femmes et hommes de la région ont perdu leur emploi (+ 39,8 %), en particulier dans le bâtiment.

En raison de la décélération de l’inflation, la hausse du nombre de pertes d’emploi dans le commerce est plus modérée (1 576 entrepreneurs ; + 8,2 %). L’activité de commerce de détail est l’une des plus impactées en Auvergne-Rhône-Alpes avec 1 039 dirigeants concernés.

Dans le secteur de l’hébergement, restauration et débit de boissons, 1 055 femmes et hommes se sont retrouvés au « chômage » en 2024 (+ 10,5 %). Les activités de restauration concentrent plus des deux-tiers des chefs d’entreprise impactés du secteur.

L’agriculture enregistre une hausse très importante des pertes d’emploi de + 44,3 %, bien au-dessus de la moyenne nationale.

Les entrepreneurs du secteur des services aux entreprises sont également touchés : 877 d’entre eux se sont retrouvés en situation de chômage.

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Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

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Chiffres 2024 de l’Observatoire Nouvelle-Aquitaine

Nouvelle-Aquitaine : 5 168 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2024

Un chiffre au plus haut depuis 2015

L’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, réalisé par l’association GSC et la société Altares, révèle que 5 168 chefs d’entreprise en Nouvelle-Aquitaine se sont retrouvés en situation de « chômage » en 2024, soit une hausse de 14,9 % sur un an. Un niveau record depuis la création de ce baromètre, en 2015.

  • En 2024, plus de 14 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi chaque jour dans la région.
  • Les entrepreneurs des secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement, restauration et débits de boissons sont parmi les plus sinistrés en Nouvelle-Aquitaine.
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement exposés.

 

Une forte progression des pertes d’emploi des entrepreneurs sur le territoire

La majorité des départements de Nouvelle-Aquitaine connait une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

La Gironde est le département le plus touché, avec 1 729 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, soit une hausse de 22 %. Ils sont 555 à avoir connu cette situation dans les Pyrénées-Atlantiques et 551 en Charente-Maritime.

La Corrèze enregistre la plus forte évolution avec + 32,5 % des entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

Dans les Landes, 395 dirigeants se sont retrouvés en situation de « chômage » et 356 en Haute-Vienne.

Le Lot-et-Garonne et la Charente comptabilisent respectivement 276 et 262 chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle. La Vienne enregistre 252 dirigeants au « chômage » (+ 17,6 %). Le département des Deux-Sèvres enregistre une augmentation avec + 8,6 % d’entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

Deux départements résistent mieux : la Dordogne, qui enregistre un recul de – 15,2 % et la Creuse, comptant le plus faible nombre d’entrepreneurs impactés (63 ; + 12,5 %).

« Cette situation s’inscrit dans un contexte économique particulièrement tendu, avec une inflation certes contenue mais une faible croissance qui fragilise les entreprises. Souvent confrontés à des difficultés de rentabilité, les entrepreneurs peinent à maintenir leur activité. Le début de l’année 2025 sera crucial pour beaucoup. Les mesures fiscales votées, l’instabilité politique et les tensions internationales plongent les chefs d’entreprise dans un climat de forte incertitude. Face à ce contexte économique dégradé, il est essentiel de sensibiliser les entrepreneurs à la nécessité de maitriser les risques en les informant sur les filets de sécurité financiers à leur disposition. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Les petites entreprises de la région continuent de connaître la crise

Plus des trois quarts des entrepreneurs de la région en situation de perte d’emploi sont à la tête d’une TPE de moins de 3 salariés.

L’âge moyen des entrepreneurs qui ont connu une perte d’emploi en Nouvelle-Aquitaine est de 47,2 ans. Ce constat soulève également la question des difficultés de transmission d’entreprise pour les entrepreneurs « seniors ».

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares. « Les défaillances d’entreprises enchaînent les records depuis des mois et les petites entreprises paient un lourd tribu. Les liquidations judiciaires directes ou post redressements judiciaires sont prédominantes supprimant l’emploi de plus de 60 000 dirigeants en 2024 et probablement davantage encore en 2025. Un nombre particulièrement élevé qui tend à militer pour une gestion très proactive des risques qu’ils soient de nature professionnelle ou personnelle. Un défi administratif parfois, ou financier souvent, mais un impératif à tout âge, même fort d’une solide expérience. En illustration, la perte d’emploi de dirigeants de plus de 60 ans accélère fortement (+33%) ; un constat qui résonne à l’heure des discussions sur l’employabilité des seniors. »

 

Les secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement restauration et débits de boisson sont particulièrement exposés en Nouvelle-Aquitaine

Les fragilités du secteur de la construction s’accentuent en 2024 en raison de la hausse des prix des matériaux : 1 279 femmes et hommes de la région ont perdu leur emploi (+ 37,5 %), en particulier dans le bâtiment.

En raison de la décélération de l’inflation, la hausse du nombre de pertes d’emploi dans le commerce est plus modérée (1 177 entrepreneurs ; + 8,1 %). L’activité de commerce de détail est l’une des plus impactées en Nouvelle-Aquitaine avec 758 dirigeants concernés.

Dans le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons, 800 femmes et hommes se sont retrouvés au « chômage » en 2024, soit une augmentation de + 10,3 %. Les activités de restauration concentrent plus des deux-tiers des chefs d’entreprise impactés du secteur.

Les entrepreneurs du secteur des services aux entreprises sont également touchés : 570 d’entre eux se sont retrouvés en situation de chômage.

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Léa Cauchi – lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31

Chiffres 2024 de l’Observatoire Bourgogne Franche Comté

Bourgogne-Franche-Comté : 2 074 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2024

Un chiffre au plus haut depuis 2015

L’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, réalisé par l’association GSC et la société Altares, révèle que 2 074 chefs d’entreprise en Bourgogne-Franche-Comté se sont retrouvés en situation de « chômage » en 2024, soit une hausse de 14,6 % sur un an. Un niveau record depuis la création de ce baromètre, en 2015.

  • En 2024, près de 6 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi chaque jour dans la région.
  • Les entrepreneurs des secteurs de la construction et du commerce sont parmi les plus sinistrés en Bourgogne-Franche-Comté. 
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement exposés.

 

Une forte progression des pertes d’emploi des entrepreneurs sur l’ensemble du territoire

La majorité des départements de la région Bourgogne-Franche-Comté connaît une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

La Côte-d’Or est le département le plus touché, avec 445 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, soit une hausse de 24,3 %.

En Saône-et-Loire, 429 entrepreneurs sont concernés (+ 20,5 %). Dans l’Yonne, 282 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en 2024, représentant la plus forte hausse dans la région (+ 28,8 %).

Dans le département du Doubs, 371 femmes et hommes ont perdu leur emploi. Le Jura et la Nièvre comptent respectivement 188 et 131 entrepreneurs ayant subi la même situation.

Dans deux départements de la Bourgogne-Franche-Comté, les pertes d’emploi des chefs d’entreprise ont reculé en 2024 : le Territoire de Belfort (- 18,5 % ; 97) et la Haute-Saône (- 5,8 % ; 131).

« Cette situation s’inscrit dans un contexte économique particulièrement tendu, avec une inflation certes contenue mais une faible croissance qui fragilise les entreprises. Souvent confrontés à des difficultés de rentabilité, les entrepreneurs peinent à maintenir leur activité. Le début de l’année 2025 sera crucial pour beaucoup. Les mesures fiscales votées, l’instabilité politique et les tensions internationales plongent les chefs d’entreprise dans un climat de forte incertitude. Face à ce contexte économique dégradé, il est essentiel de sensibiliser les entrepreneurs à la nécessité de maitriser les risques en les informant sur les filets de sécurité financiers à leur disposition. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Les petites entreprises de la région continuent de connaître la crise

Plus des trois quarts des entrepreneurs de la région en situation de perte d’emploi sont à la tête d’une TPE de moins de 3 salariés.

L’âge moyen des entrepreneurs qui ont connu une perte d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté est de 46,5 ans. Ce constat soulève également la question des difficultés de transmission d’entreprise pour les entrepreneurs « seniors ».

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares. « Les défaillances d’entreprises enchaînent les records depuis des mois et les petites entreprises paient un lourd tribu. Les liquidations judiciaires directes ou post redressements judiciaires sont prédominantes supprimant l’emploi de plus de 60 000 dirigeants en 2024 et probablement davantage encore en 2025. Un nombre particulièrement élevé qui tend à militer pour une gestion très proactive des risques qu’ils soient de nature professionnelle ou personnelle. Un défi administratif parfois, ou financier souvent, mais un impératif à tout âge, même fort d’une solide expérience. En illustration, la perte d’emploi de dirigeants de plus de 60 ans accélère fortement (+33%) ; un constat qui résonne à l’heure des discussions sur l’employabilité des seniors. »

 

Les secteurs de la construction et du commerce particulièrement exposés en Bourgogne-Franche-Comté

Les fragilités du secteur de la construction s’accentuent en 2024 en raison de la hausse des prix des matériaux : 542 femmes et hommes de la région ont perdu leur emploi (+ 40,4 %), en particulier dans le bâtiment.

En raison de la décélération de l’inflation, la hausse du nombre de pertes d’emploi dans le commerce est plus modérée (523 entrepreneurs ; + 10,8 %). Le commerce de gros est l’un des plus impactés en Bourgogne-Franche-Comté avec une augmentation de 50 %.

L’agriculture enregistre une hausse très importante des pertes d’emploi de + 61,5 %, bien au-dessus de la moyenne nationale, après une bonne année 2023 (- 40,9 %).

Alors que le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons était en grande souffrance dans la région, il enregistre en 2024 un recul des pertes d’emploi (- 3,7 %).

L’industrie présente également une baisse des pertes d’emploi des entrepreneurs en Bourgogne-Franche-Comté (- 9,3 %). Dans le détail, l’industrie agroalimentaire connaît une diminution de 21,4 %.

Les professionnels des activités d’assurance et financières ont été plutôt épargnés en 2024, avec un recul de 64 % des pertes d’emploi.

 

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Léa Cauchi – lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31

 

 

Chiffres 2024 de l’Observatoire Occitanie

Occitanie : 5 500 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2024

Un chiffre au plus haut depuis 2015

L’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, réalisé par l’association GSC et la société Altares, révèle que 5 500 chefs d’entreprise en Occitanie se sont retrouvés en situation de « chômage » en 2024, soit une hausse de 11,7 % sur un an. Un niveau record depuis la création de ce baromètre, en 2015.

  • En 2024, plus de 15 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi chaque jour dans la région.
  • Les entrepreneurs des secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement, restauration et débits de boissons sont parmi les plus sinistrés en Occitanie.
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement exposés.

 

Une forte progression des pertes d’emploi des entrepreneurs sur le territoire

La majorité des départements d’Occitanie connaissent une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

L’Hérault est le département le plus touché, avec 1 325 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, soit une hausse de 18,4 %. En Haute-Garonne, 1 190 entrepreneurs sont concernés (+ 2,6 %).

L’Ariège et les Pyrénées-Orientales enregistrent les plus fortes évolutions avec respectivement + 32,1 % et + 24,4 % des entrepreneurs ayant perdu leur activité en un an.

Dans le Gard, 635 dirigeants se sont retrouvés en situation de « chômage ». Ils sont 364 à avoir connu cette situation dans l’Aude et 300 dans le Tarn. Le Lot, en recul sur l’année 2023, enregistre cette année une augmentation de 14,3 % des pertes d’activité dans le département.

Le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées comptabilisent respectivement 258 et 175 chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle.

La Lozère, particulièrement impactée en 2023, enregistre cette année une augmentation de + 3 %.

Le département de l’Aveyron enregistre un léger recul de – 7,5 %.


« Cette situation s’inscrit dans un contexte économique particulièrement tendu, avec une inflation certes contenue mais une faible croissance qui fragilise les entreprises. Souvent confrontés à des difficultés de rentabilité, les entrepreneurs peinent à maintenir leur activité. Le début de l’année 2025 sera crucial pour beaucoup. Les mesures fiscales votées, l’instabilité politique et les tensions internationales plongent les chefs d’entreprise dans un climat de forte incertitude. Face à ce contexte économique dégradé, il est essentiel de sensibiliser les entrepreneurs à la nécessité de maitriser les risques en les informant sur les filets de sécurité financiers à leur disposition. »
commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Les petites entreprises de la région continuent de connaître la crise

Près des trois quarts des entrepreneurs de la région en situation de perte d’emploi sont à la tête d’une TPE de moins de 3 salariés.

L’âge moyen des entrepreneurs qui ont connu une perte d’emploi en Occitanie est de 47,2 ans. Ce constat soulève également la question des difficultés de transmission d’entreprise pour les entrepreneurs « seniors ».

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares. « Les défaillances d’entreprises enchaînent les records depuis des mois et les petites entreprises paient un lourd tribu. Les liquidations judiciaires directes ou post redressements judiciaires sont prédominantes supprimant l’emploi de plus de 60 000 dirigeants en 2024 et probablement davantage encore en 2025. Un nombre particulièrement élevé qui tend à militer pour une gestion très proactive des risques qu’ils soient de nature professionnelle ou personnelle. Un défi administratif parfois, ou financier souvent, mais un impératif à tout âge, même fort d’une solide expérience. En illustration, la perte d’emploi de dirigeants de plus de 60 ans accélère fortement (+33%) ; un constat qui résonne à l’heure des discussions sur l’employabilité des seniors. »

 

Les secteurs de la construction, du commerce et de l’hébergement restauration et débits de boisson sont particulièrement exposés en Occitanie

Les fragilités du secteur de la construction s’accentuent en 2024 en raison de la hausse des prix des matériaux : 1 529 femmes et hommes de la région ont perdu leur emploi (+ 29,1 %), en particulier dans le bâtiment.

En raison de la décélération de l’inflation, la hausse du nombre de pertes d’emploi dans le commerce est plus modérée (1 216 entrepreneurs ; + 3,9 %). L’activité de commerce de détail est l’une des plus impactées en Occitanie avec 801 dirigeants concernés.

Dans le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons, 832 femmes et hommes se sont retrouvés au « chômage » en 2024, soit une augmentation de + 0,8 %. Les activités de restauration concentrent plus des deux-tiers des chefs d’entreprise impactés du secteur.

Les entrepreneurs du secteur des services aux entreprises sont également touchés : 622 d’entre eux se sont retrouvés en situation de chômage.

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Léa Cauchi – lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31