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Chiffres 2022 de l’Observatoire en région Centre-Val de Loire

En 2022, 1 348 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Centre-Val de Loire selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 31,4 % par rapport à 2021, représente 322 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 46,3 ans en Centre-Val de Loire qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région Centre-Val de Loire enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département de l’Indre-et-Loire, avec 345 chefs d’entreprise impactés, est le département le plus touché par les pertes d’emploi dans la région.

La situation se dégrade également pour les entrepreneurs du Loiret (308, + 13,2 %) suivi par l’Eure-et-Loir (236, + 19,2 %), le Loir-et-Cher (204 dirigeants concernés, + 64,5 %) et le Cher (157, + 52,4 %).

L’Indre, avec une hausse de 1 %, est le département le moins impacté avec 98 chefs d’entreprise en situation de « chômage ».

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, près de 4 chefs d’entreprise perdent leur emploi en Centre-Val de Loire. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en région Centre-Val de Loire est de 46,3 ans. Dans les départements de l’Eure-et-Loir et de l’Indre, l’âge moyen atteint respectivement 47,5 et 48,2 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés en région Centre-Val de Loire

Avec le contexte inflationniste, les comportements des consommateurs changent, ce qui induit de fortes conséquences sur les femmes et hommes exerçant des activités en lien direct avec les consommateurs. Le secteur du commerce est le plus impacté avec 342 entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Centre-Val de Loire. 217 d’entre eux exerçaient dans le domaine du commerce de détail. Le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons concentre quant à lui 207 des pertes d’emploi du territoire, ce qui représente une augmentation de 105 % comparé à l’année 2021.

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs de la construction sont également pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. En 2022, 313 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en région Centre-Val de Loire.

L’agriculture et le secteur de l’information et de la communication ont quant à eux connu une baisse des pertes d’emploi de respectivement 15,1 % (45 chefs d’entreprise impactés) et 30,3 % (23 pertes d’emploi).

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

 

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

Télécharger le communiqué de presse

 

Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard- Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2022 de l’Observatoire en Bourgogne-Franche-Comté

En 2022, 1 335 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Bourgogne-Franche-Comté selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 35,4 % par rapport à 2021, représente 349 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 46,6 ans en Bourgogne-Franche-Comté qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département de Saône-et-Loire, avec 331 chefs d’entreprise impactés, représente à lui seul près d’un quart des pertes d’emploi de Bourgogne-Franche-Comté.

La Nièvre, avec un taux de + 84,5 %, enregistre quant à elle, la plus forte hausse de pertes d’emploi de la région.

Dans deux départements, l’augmentation des entrepreneurs en situation de « chômage » est également supérieure à 50 % : Haute-Saône (98 ; + 60,7 %) et Yonne (169 ; + 52,3 %).

La situation se dégrade aussi pour les entrepreneurs en Côte-d’Or et dans le Jura avec respectivement 239 (+ 12,7 %) et 116 (+ 34,9 %) entrepreneurs concernés. Le Doubs comptabilise 209 chefs d’entreprise mais enregistre le plus faible taux d’évolution comparé à l’année 2021 : + 1,5 %.

Le Territoire de Belfort, malgré une hausse de 40,4 %, est le département qui comptabilise le moins de chefs d’entreprise en situation de « chômage » avec 66 entrepreneurs concernés.

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, près de 4 chefs d’entreprise perdent leur emploi en Bourgogne-Franche-Comté. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en région Bourgogne-Franche-Comté est de 46,6 ans. Dans le département de la Nièvre, l’âge moyen atteint 48,1 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs de Bourgogne-Franche-Comté exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés

Les entrepreneurs des secteurs de la construction (284) et du commerce (353) représentent à eux seuls près de la moitié des pertes d’emploi du territoire.

La fin des aides liées aux dispositifs mis en place par l’État durant la crise de Covid-19, l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français ainsi que les difficultés de recrutement ont fragilisé le secteur lié à l’hébergement, la restauration et débits de boisson. Ainsi, il représente le secteur avec le plus fort taux d’augmentation (+ 88,5 %). Les professionnels de la restauration sont particulièrement pénalisés avec 162 chefs d’entreprise en situation de « chômage » en 2022, soit une hausse de 107,7 %.

Seul le secteur de l’information et la communication enregistre une baisse des pertes d’emploi avec 20 chefs d’entreprise impactés (- 16,7 %).

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard- Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

 

Chiffres 2022 de l’Observatoire en Région Sud

En 2022, 4 039 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 25,4 % par rapport à 2021, représente 817 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 48,1 ans en région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département des Bouches-du-Rhône, avec 1 513 chefs d’entreprise impactés, représente à lui seul près d’un tiers des pertes d’emploi de la région.

La plus forte hausse concerne le département des Alpes-de-Haute-Provence (102,2 %) soit 91 entrepreneurs ayant perdu leur activité professionnelle.

Le département des Alpes-Maritimes compte 1 016 chefs d’entreprise impactés (+ 10,9 %).

La situation se dégrade également pour les entrepreneurs du Var et du Vaucluse avec respectivement : 814 (+ 35,4 %) et 504 entrepreneurs concernés (+ 44 %). 101 chefs d’entreprise du département des Hautes-Alpes se sont également retrouvés en situation de « chômage », soit une hausse de 29,5 %.

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, plus de 11 chefs d’entreprise perdent leur emploi en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur est de 48,1 ans. Dans le département des Alpes-Maritimes l’âge moyen atteint 49,4 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs de la construction sont pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. Ainsi, 1 003 chefs d’entreprise du secteur se sont retrouvés en situation de « chômage » en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le changement de comportement des consommateurs, dans un contexte inflationniste, a des conséquences particulièrement fortes sur les femmes et hommes exerçant des activités en lien direct avec les consommateurs. Le secteur du commerce est le plus impacté avec 961 entrepreneurs de région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur en situation de « chômage » en 2022 dont 551 exerçant dans le domaine du commerce de détail. Le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons concentre quant à lui 566 des pertes d’emploi du territoire. Parmi elles, 479 concernent la restauration

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard – Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2022 de l’Observatoire en région Hauts-de-France

En 2022, 3 407 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Hauts-de-France selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 62,6 % par rapport à 2021, représente 1 312 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 45,3 ans en Hauts-de-France qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région Hauts-de-France enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département du Nord, avec 1 737 chefs d’entreprise impactés, représente à lui seul plus de la moitié des pertes d’emploi de la région.

La situation se dégrade également pour les entrepreneurs du Pas-de-Calais avec 750 chefs d’entreprise en situation de « chômage », soit une hausse de 62,7 %.

Ils sont 364 à avoir connu cette situation dans le département de l’Oise (+ 37,4 %).

L’Aisne et la Somme comptabilisent respectivement 329 (+ 78,8 %) et 227 (+ 65,7 %) chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi.

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, plus de 9 chefs d’entreprise perdent leur emploi dans les Hauts-de-France. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en Hauts-de-France est de 45,3 ans. Dans le département de la Somme, l’âge moyen atteint 47 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs en Hauts-de-France exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés

Avec le contexte inflationniste, les comportements des consommateurs changent ce qui induit de fortes conséquences sur les femmes et hommes exerçant des activités en lien direct avec les consommateurs. Le secteur du commerce est le plus impacté avec 863 entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Hauts-de-France, dont 564 exerçant dans le domaine du commerce de détail. Le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons concentre quant à lui 525 des pertes d’emploi du territoire, ce qui représente une augmentation de 137,6 % comparé à l’année 2021.

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs de la construction sont également pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. En 2022, 787 d’entre eux ont perdu leur emploi en région Hauts-de-France.

Le secteur des services aux particuliers enregistre également une hausse de 86,8 % de pertes d’emploi par rapport à 2021, soit 198 dirigeants impactés.

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard – Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2022 de l’Observatoire en région Grand-Est

En 2022, 2 816 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Grand-Est selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 29,7 % par rapport à 2021, représente 645 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 46,8 ans en Grand-Est qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région Grand Est enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département du Bas-Rhin, avec 594 chefs d’entreprise impactés, est le département le plus touché par les pertes d’emploi dans la région.

La situation se dégrade également pour les entrepreneurs de la Moselle (425 dirigeants concernés, + 11,8 %), suivi par le Haut-Rhin (389, + 9,3 %), la Meurthe-et-Moselle (364, + 49,8 %) et la Marne (321, + 55,8 %).

231 chefs d’entreprise du département des Vosges se sont retrouvés sans emploi en 2022, soit une hausse de 77,7 %. Ils sont 172 à avoir connu cette situation dans le département de l’Aube (+ 38,7 %).

Les Ardennes et la Meuse comptabilisent quant à eux 133 (+ 35,7 %) et 108 (+ 61,2 %) chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle.

La Haute-Marne, malgré une hausse de 68,1 %, est le département le moins impacté avec 79 chefs d’entreprise en situation de « chômage ».

 

 

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, près de 8 chefs d’entreprise perdent leur emploi en Grand-Est. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en région Grand-Est est de 46,8 ans. Dans les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, l’âge moyen dépasse 51 ans et atteint respectivement 51,9 et 51,5 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés en région Grand-Est

Avec le contexte inflationniste, les comportements des consommateurs changent ce qui induit de fortes conséquences sur les femmes et hommes exerçant des activités en lien direct avec les consommateurs. Le secteur du commerce est le plus impacté avec 700 entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Grand-Est. 432 d’entre eux exerçaient dans le domaine du commerce de détail. Le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons concentre quant à lui 418 des pertes d’emploi du territoire, ce qui représente une augmentation de 81 % comparé à l’année 2021.

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs de la construction sont également pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. En 2022, 647 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en région Grand-Est.

Le secteur de l’industrie enregistre également une hausse de près de 45 % de pertes d’emploi par rapport à 2021, soit 258 dirigeants impactés.

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

 

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

 

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard – Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2022 de l’Observatoire en Nouvelle-Aquitaine

En 2022, 3 321 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Nouvelle-Aquitaine selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 37,5 % par rapport à 2021, représente 905 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

 

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge moyen de 47 ans en Nouvelle-Aquitaine qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE résistent plus difficilement aux aléas économiques.

L’ensemble du territoire connaît une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage »

Tous les départements de la région Nouvelle-Aquitaine enregistrent une hausse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département de la Gironde, avec 1 025 chefs d’entreprise impactés, représente à lui seul près d’un tiers des pertes d’emploi de la région.

Dans trois départements, la hausse des entrepreneurs en situation de « chômage » est supérieure à 50 % : Landes (233 ; + 77,9 %), Charente (181 ; + 58,8 %) et Lot-et-Garonne (210 ; + 53,3 %).

La Charente-Maritime, malgré une hausse plus faible des pertes d’emploi, compte 362 chefs d’entreprise impactés (+17,2 %).

La situation se dégrade également pour les entrepreneurs dans les Pyrénées-Atlantiques et en Dordogne avec respectivement : 366 (+ 43%) et 231 entrepreneurs concernés (+ 42,6 %). 199 chefs d’entreprise du département de la Vienne se sont également retrouvés en situation de « chômage », soit une hausse de 42,1 %. Ils sont 204 à avoir connu cette situation dans le département de la Haute-Vienne (+ 36,9%).

Les Deux-Sèvres et la Corrèze comptabilisent 138 et 118 chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle. 54 chefs d’entreprises ont été impactés dans la Creuse.

Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Chaque jour, plus de 9 chefs d’entreprise perdent leur emploi en Nouvelle-Aquitaine. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre et la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

 

Les aléas économiques exposent les chefs d’entreprise « senior » à la tête de TPE

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en région Nouvelle-Aquitaine est de 47 ans. Dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et de la Creuse, l’âge moyen atteint respectivement 48,3 ans et 48 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

« Ces signaux qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

Les entrepreneurs à la tête de structures de moins de 3 salariés représentent près de 8 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2022. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises, auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.).

 

Les entrepreneurs de Nouvelle-Aquitaine exerçant une activité dans le BtoC particulièrement exposés

Le changement de comportement des consommateurs, dans un contexte inflationniste, a des conséquences particulièrement fortes sur les femmes et hommes exerçant des activités en lien direct avec les consommateurs. Le secteur du commerce est le plus impacté avec 804 entrepreneurs de Nouvelle-Aquitaine en situation de « chômage » en 2022 dont 538 exerçant dans le domaine du commerce de détail. Le secteur de l’hébergement, restauration et débits de boissons concentre quant à lui 509 des pertes d’emploi du territoire. Parmi elles, 394 concernent la restauration.

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs de la construction sont pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. Ainsi, 679 chefs d’entreprise du secteur se sont retrouvés en situation de « chômage » en Nouvelle-Aquitaine.

[1]  Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC (juillet 2019).

 

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contact presse – Association GSC

Léa Broussard – Agence CorioLink

lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

7e Edition de l’Observatoire de l’emploi

38 670 chefs d’entreprise au « chômage » en 2022

Une hausse de 34,1 % qui laisse présager d’un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023

38 670 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2022 selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et de la société Altares. Ce chiffre, en hausse de 34,1 % par rapport à 2021, représente 9 800 femmes et hommes impactés de plus sur un an.

  • Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
  • Un âge médian de 46,3 ans qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
  • Les gérants de TPE, avec un chiffre d’affaires inférieur à 500 000€, résistent plus difficilement aux aléas économiques.

Le nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage » se rapproche du niveau d’avant crise

Après une année 2021 en retrait, les difficultés s’accélèrent pour les chefs d’entreprise et engendrent une augmentation des pertes d’emploi : 38 670 personnes se sont retrouvées en situation de “chômage” en 2022 (+ 34,1 %).

Anthony Streicher, Président de l’association GSC :

« Chaque jour, plus de 100 chefs d’entreprise perdent leur emploi. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre, la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022. »

L’âge médian des entrepreneurs impactés se rapproche de celui d’avant la crise Covid-19 et s’établit à 46,3 ans. La catégorie des « seniors » reste particulièrement exposée. Plus d’un tiers des chefs d’entreprise (36,8 %) ont plus de 51 ans. La question du rebond professionnel reste centrale pour cette population mature.

 

Tranche d’âge des chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle

L’augmentation est légèrement inférieure pour les jeunes entrepreneurs de moins de 26 ans : 929 se sont retrouvés en situation de perte d’emploi, soit + 31,6 % sur un an.

« Ces signaux, qui laissent présager un retour aux niveaux d’avant crise dès 2023, doivent nous amener à réfléchir collectivement à l’avenir que nous souhaitons proposer à ces femmes et ces hommes. Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi[1]. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France » poursuit Anthony Streicher.

[1] Donnée issue de la double enquête menée par l’IFOP pour l’association GSC.

Une accélération très forte pour les chefs d’entreprise de PME

Les trois quart (75,2%) des entrepreneurs impactés se trouvaient à la tête d’une structure de moins de 3 salariés. La masse salariale représente un coût important pour ces entreprises auxquelles s’ajoutent les difficultés économiques conjoncturelles (remboursement des PGE, inflation, hausse des taux, facture énergétique, etc.). L’augmentation la plus forte observée vise les entreprises de plus de 50 salariés : 131 étaient concernées en 2021 contre 198 en 2022 (+ 51,1 %).

17 224 gérants de SARL et 14 955 de SAS étaient impactés par la perte de leur activité. Ces hausses, de respectivement 34,9 % et 55,5 % par rapport à l’an passé, s’expliquent notamment par l’augmentation des créations d’entreprise sous ce dernier statut juridique. Les artisans-commerçants, en première ligne face à la flambée des coûts énergétiques, sont 3 392 à s’être retrouvés au chômage en 2022.

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares :

Crise sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique… Les secousses s’enchaînent. Pourtant, l’économie fait encore preuve d’une surprenante résistance, au point que la menace d’une récession un temps redoutée semble s’éloigner. Les indices sont meilleurs qu’attendus en ce début d’année mais les dirigeants d’entreprises vont devoir composer avec des risques encore bien présents. Parmi ceux-là, la défaillance de leurs partenaires commerciaux voire de leur propre entreprise. En effet, tombées à un plus bas de plus de trente ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023, c’est un millier de plus que début 2020 avant que la pandémie ne paralyse l’économie.”

Près de 8 entrepreneurs sur 10 (79,8% soit 17 085 femmes et hommes) touchés se trouvaient à la tête d’une société dont le chiffre d’affaires était inférieur à 500 000 euros, confirmant ainsi que les petites structures demeurent les plus vulnérables. À l’inverse, seuls 306 chefs d’entreprise déclaraient un chiffre d’affaires supérieur à 5 millions d’euros.

Les activités du BtoC particulièrement exposées

Malgré des carnets de commandes remplis, les entrepreneurs du bâtiment sont pénalisés par les difficultés d’approvisionnement, les coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre. Ainsi, 8 607 chefs d’entreprise du secteur se sont retrouvés en situation de chômage.

Le changement de comportement des consommateurs, dans un contexte inflationniste, a un impact particulièrement fort sur les femmes et hommes exerçant dans le commerce, les services aux particuliers ou dans l’hébergement, la restauration et les débits de boisson. Ces trois activités représentent à elles seules 40 % des liquidations judiciaires en 2022.

Dans le détail, 3 942 restaurateurs ont perdu leur emploi (+ 92,3 %), 1 698 commerçants garagistes (+ 29 %) et 1 288 artisans de la coiffure, soins de beauté et corporels (+ 78,1 %).

Les pertes d’emploi par secteur – évolution 2021/2022

Une hausse des entrepreneurs en situation de « chômage » qui s’opère dans les territoires

L’Ile-de-France, territoire qui compte le plus grand nombre d’entreprises, représente moins d’un quart des pertes d’emploi (8 366 chefs d’entreprise, + 27,2%), en raison de son dynamisme économique en 2022. Dans une région Sud-Provence Alpes-Côte d’Azur portée par le tourisme, le nombre de chefs d’entreprise en situation de chômage connait une hausse modérée de +28,8% et s’établit à 3 838.

A l’inverse, les Hauts-de-France, accusent une sévère dégradation (+ 73,3 %), en particulier dans l’Aisne qui dépasse déjà les chiffres d’avant la crise Covid-19 (317 entrepreneurs en 2022 contre 277 en 2019).

Dans deux régions, la hausse des pertes d’emploi est supérieure à 50 % : la Normandie (1 406 ; + 56 %) et l’Occitanie (3 266 ; + 53,1 %).

4 316 chefs d’entreprise en Auvergne-Rhône-Alpes ont perdu leur emploi en 2022 soit une augmentation de 47,3%.

Le nombre de chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi par région

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

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Léa Cauchi – Agence CorioLink

lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31

Chiffres du 1er semestre 2022 de l’Observatoire

Observatoire de l’emploi des entrepreneurs


18 519 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi au 1er semestre 2022

Les chefs d’entreprises du BtoC particulièrement exposés

 

L’ association GSC et la société Altares dévoilent les chiffres du 1er semestre 2022 de l’Observatoire de la perte d’emploi des dirigeants d’entreprise .  18 519 chefs d’entreprise se sont retrouvés en situation de chômage : c’est près de 30 % de plus qu’en 2021 à la même période.

  • Les chiffres du 1er semestre 2022 et le contexte économique actuel présagent une fin d’année difficile.
  • Tous les secteurs sont touchés, mais les activités en lien avec les consommateurs (BtoC : commerce et services) sont les plus fragilisées.

Aucune région ne semble épargnée.

Le nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi progresse

Pour Anthony Streicher, Président de l’association GSC :

« Après avoir connu des seuils historiquement bas ces deux dernières années, les chiffres du 1er semestre 2022 renouent progressivement avec les niveaux d’avant crise. La guerre en Ukraine, les problèmes d’approvisionnement et le pouvoir d’achat en berne sont autant de facteurs extérieurs d’incertitude pour les chefs d’entreprise, qui doivent inciter à la vigilance. Sans anticipation, je crains que les situations dramatiques se multiplient. »

18 519 chefs d’entreprises ont perdu leur emploi entre le 1er janvier et le 31 juin 2022, soit une hausse de 28,9 % par rapport à la même période en 2021. Les « seniors » restent particulièrement concernés : l’âge médian des chefs d’entreprise en situation de perte d’emploi est de 46,7 ans. Ceux âgés de 31 à 40 ans connaissent toutefois la plus forte augmentation au 1er semestre 2022 : 4 511 se sont retrouvés en situation de perte d’emploi, soit + 47,8 % sur un an. Les entrepreneurs de plus de 50 ans connaissent quant à eux une hausse de 37,2 %, soit 4 152 pertes d’emploi.

Les entrepreneurs à la tête de petites structures (de moins de 3 salariés), représentent plus des trois-quarts des pertes d’emploi pour le 1er semestre 2022. Une baisse était déjà observée en 2020 et 2021 ; le recul se poursuit donc auprès des dirigeants à la tête d’une entreprise de plus de 20 salariés : – 13 % pour les dirigeants de 20 à 49 salariés et – 16,3 % pour les dirigeants d’entreprise de plus de 50 salariés.

L’essentiel (88%) des entreprises fermées sont des très petites entreprises déclarant moins de 500 000 € de chiffre d’affaires (7 450 entreprises) ou ne publiant pas leurs comptes (plus de 7 000 entreprises, essentiellement des artisans qui ne sont pas tenus de publier des comptes et dont le CA doit être très inférieur à 500 000 €).

Les gérants de SARL – 7 755 dirigeants touchés – forment l’essentiel des pertes d’emploi (en augmentation de 19,8 % par rapport au 1er semestre 2021). Toutefois, la part des gérants de SARL touchés diminue, alors que le nombre de dirigeants de SAS (​​+ 36,2 %) et d’artisans – commerçants (+ 21,8%) touchés augmente, quant à lui, fortement.

Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares :

« Au cours de ce premier semestre 2022, ce sont près de 90 000 nouvelles entreprises qui ont vu le jour chaque mois, un nombre bien supérieur à celui enregistré en 2019 (72 000 en moyenne). Cette dynamique de créations d’entreprises confirme la capacité des entrepreneurs à se projeter, en dépit d’un contexte économique difficile. Elle s’accompagne d’une disposition du chef d’entreprise à prendre des risques, qui pourrait être mise à mal au sortir de la pandémie de Covid-19 qui a fragilisé les structures financières. Tandis que les défaillances d’entreprises sont reparties à la hausse ces six derniers mois, touchant, pour les trois quarts, de très petites structures de moins de trois salariés, assurer le bon fonctionnement de son entreprise nécessite pour son dirigeant de conjuguer prévention des risques commerciaux, risques financiers et risques personnels. »

Les chefs d’entreprise à la tête d’une activité BtoC sont les plus vulnérables

Les entrepreneurs de la construction connaissent une hausse moins rapide que la moyenne nationale (+ 11 %), mais représentent toujours près d’un quart des pertes d’emploi (3 808).

Les dirigeants exerçant dans des professions en contact direct avec les consommateurs sont particulièrement exposés. Les aides de l’Etat ont permis de faire face à la crise, mais les difficultés de pouvoir d’achat des Français ont des conséquences fortes sur la consommation.

La situation se dégrade très nettement pour les professionnels du secteur lié à l’hébergement, à la restauration et aux débits de boisson avec 2 092 pertes d’emploi (+ 60,8 %). Les difficultés sont aussi présentes dans le domaine du commerce (3 815 entrepreneurs concernés, soit + 32,8 %) en particulier pour les commerces de détail.

Le secteur des services aux particuliers est également fragilisé par la baisse des dépenses des ménages : 730 chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle au 1er semestre 2022 (+ 36,2 % par rapport au 1er semestre 2021).

Les activités du BtoB semblent mieux résister, mais de fortes disparités sont constatées entre les activités. Le secteur transport & logistique est particulièrement impacté avec 773 dirigeants qui ont perdu leur emploi (+ 39,3 %).

L’ensemble du territoire français en tension 

Alors que les chiffres de 2021 laissaient paraître un recul du nombre d’entrepreneurs ayant perdu leur emploi sur l’ensemble du territoire, la situation s’inverse au 1er semestre 2022.

L’Ile-de-France – première région économique du pays – est le territoire le plus touché : 3 697 entrepreneurs ont connu cette situation au 1er semestre 2022. Cependant, la progression reste à un niveau inférieur à la moyenne nationale : + 10,2 % pour l’Ile-de-France et + 28,9 % au national.

La région des Hauts-de-France est la plus en souffrance. Ils sont 1 420 dirigeants à avoir perdu leur emploi au 1er semestre 2022 contre 869 au 1er semestre 2021 (+ 63,4 %). Tous les dirigeants, quels que soient la taille, le chiffre d’affaires ou encore la forme juridique de l’entreprise sont impactés sur ce territoire.

En Bourgogne-Franche-Comté, la progression des dirigeants en situation de « chômage » est également importante (+ 43,5 % ; 581 dirigeants).

Dans trois régions, la hausse des pertes d’emploi des dirigeants est supérieure à 30 % : la Normandie (+ 34,2 % ; 600), la Bretagne (+ 34,1% ; 598) et l’Occitanie (+ 31,1 % ; 1 442).

La Corse est le seul territoire à enregistrer un recul de – 1,4 %, soit 71 chefs d’entreprise impactés.

Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.

A propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

A propos d’Altares

Expert de l’information sur les entreprises, Altares collecte, structure, analyse et enrichit les données BtoB afin de les rendre « intelligentes » et faciliter la prise de décision pour les directions générales et opérationnelles des entreprises. Le groupe propose son expertise sur toute la chaîne de valeur de la data. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations BtoB, Altares se positionne comme le partenaire de référence des grands comptes, ETI, PME et organisations publiques, en leur offrant un accès privilégié à ses bases de données sur plus de 440 millions d’entreprises dans 220 pays.

Contact Presse Association GSC

Léa Cauchi – Agence CorioLink

lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31

 

Téléchargez l’infographie complète de l’Observatoire du 1er semestre 2022 ici.

Chiffres 2021 de l’Observatoire en région Hauts-de-France

Chiffres 2021 de l’Observatoire en région Hauts-de-France

L’association GSC et la société Altares dévoilent la 6ème édition de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs. Les chiffres 2021 de l’Observatoire en région Hauts-de-France révèlent qu’en 2021, 2 095 femmes et hommes chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en région Hauts-de-France, une diminution de 19 % par rapport à l’année 2020.

  • Des aides qui ont permis d’amoindrir les effets de la crise et continuent de doper l’économie.
  • Les chefs d’entreprise seniors (souvent expérimentés) restent les premiers touchés.
  • L’observatoire 2021 est une radiographie de l’économie dont la guerre en Ukraine montrera d’autres points de vulnérabilité.

Le nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage » est en baisse dans l’ensemble de la région

L’ensemble des départements de la région enregistre une diminution du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département du Nord (1 048 dirigeants) représente à lui seul la moitié des pertes d’emploi de la région malgré une baisse de 15,8 %.

461 chefs d’entreprise du département du Pas-de-Calais se sont également retrouvés en situation de chômage (-15,4%).

Dans deux départements, la baisse des dirigeants en situation de « chômage » est supérieure à 20 % : Oise (265 dirigeants, – 21,1 %) et l’Aisne (184 ; – 22 %).

Le département de la Somme connait le plus fort recul : 137 dirigeants du département se sont retrouvés en situation de chômage en 2021 contre 224 en 2020, soit une baisse de 38,8 %.

Pour Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Le soutien de l’Etat continue de produire ses effets pour aider les entreprises à maintenir la tête hors de l’eau. Nous n’avons pas été confrontés au raz-de-marée des faillites redouté. Néanmoins, les chefs d’entreprise devront faire face à de nouvelles menaces, conséquences de la guerre en Ukraine et il convient d’être particulièrement prudent pour l’avenir. En 2021, ce sont près de 30 000 femmes et hommes chefs d’entreprise qui ont perdu leur emploi au niveau national et 2 095 en région Hauts-de-France. Pour l’immense majorité d’entre eux, sans filet de sécurité. Et c’est un véritable drame, lorsque ces derniers viennent trop tardivement demander de l’aide et nous disent « si j’avais su » ! ».

 Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : « Après un recul historique de 8 % du PIB 2020, la croissance française signait en 2021 son meilleur chiffre (+ 7 %) depuis plus de 50 ans. L’entrepreneuriat établissait un nouveau record avec près d’un million de nouvelles entreprises pendant que les défaillances tombaient sous le seuil de 30 000, pour atteindre leur plus bas niveau depuis 30 ans. »

Les chefs d’entreprise « seniors » particulièrement exposés

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en région Hauts-de-France est de 47 ans. La crise économique touche particulièrement des entrepreneurs pour lesquels le rebond professionnel sera plus difficile.

Cette population, dite de « seniors », est généralement installée dans une vie personnelle construite, avec des charges familiales et financières parfois importantes. Ce contexte personnel peut amplifier la pression et l’inquiétude en cas de perte d’emploi, et amener à prendre de mauvaises décisions.

« Si le chiffre d’affaires n’est pas au rendez-vous en 2022 pour certains chefs d’entreprise, le paiement des reports de cotisations sociales accordés pendant la crise du Covid-19 ou le début des remboursements des prêts PGE pourraient mener à des situations dramatiques. Notre devoir est de continuer à accompagner ces chefs d’entreprise et de les inviter à anticiper ces situations. » explique Anthony Streicher, Président de l’association GSC. 

Les entrepreneurs à la tête de petites structures de moins de 3 salariés, représentent près de 7 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2021.

Les chefs d’entreprise des secteurs de la construction et du commerce restent les plus impactés

Les entrepreneurs des secteurs de la construction (564) et du commerce (518) représentent à eux seuls près de la moitié des pertes d’emploi de la région. Les acteurs de l’immobilier subissent une hausse de 172,1 %, soit 117 dirigeants de la branche en situation de chômage en 2021 contre 43 en 2020.

Les dispositifs mis en place par l’Etat permettent aux secteurs liés à l’hébergement, à la restauration, et aux débits de boisson d’être en net recul en 2021 avec – 42,7 %. La fin des aides et les difficultés de pouvoir d’achat des Français nécessitent de rester prudent pour l’avenir du secteur.

Les chefs d’entreprise dans le domaine agricole apparaissent comme ceux ayant le moins bien résisté à la crise en région Hauts-de-France. 42 professionnels ont perdu leur activité en 2021 (+ 110 % par rapport à 2020). Les éleveurs connaissent la plus forte progression (+ 200 %) et subissent la hausse des prix pour nourrir le bétail.

Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable, de même que les révocations des mandataires sociaux.

A propos

A propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, l’association GSC se donne pour mission d’informer et de sensibiliser les chefs d’entreprise des risques de leur situation, et plus particulièrement la perte d’emploi.

La GSC est la réponse qu’ont élaborée les organisations patronales face au besoin de protection chômage des indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

A propos d’Altares

Expert de l’information sur les entreprises, Altares collecte, structure, analyse et enrichit les données BtoB afin de les rendre « intelligentes » et faciliter la prise de décision pour les directions générales et opérationnelles des entreprises. Le groupe propose son expertise sur toute la chaîne de valeur de la data. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations BtoB, Altares se positionne comme le partenaire de référence des grands comptes, ETI, PME et organisations publiques, en leur offrant un accès privilégié à ses bases de données sur plus de 440 millions d’entreprises dans 220 pays.

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lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31

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Chiffres 2021 de l’Observatoire en Occitanie

Chiffres 2021 de l’Observatoire en Occitanie

L’association GSC et la société Altares dévoilent la 6ème édition de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs. Les chiffres 2021 de l’Observatoire révèlent qu’en 2021, 2 370 femmes et hommes chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle en Occitanie, une diminution de 17,5 % par rapport à l’année 2020.

  • Des aides qui ont permis d’amoindrir les effets de la crise et continuent de doper l’économie.
  • Les chefs d’entreprise seniors (souvent expérimentés) restent les premiers touchés.
  • L’observatoire 2021 est une radiographie de l’économie dont la guerre en Ukraine montrera d’autres points de vulnérabilité.

Occitanie : une région contrastée

La majorité des départements de la région enregistre une diminution du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi. Le département de l’Hérault (594 dirigeants) représente à lui seul un quart des pertes d’emploi de la région malgré une baisse de 15,5 %.

Dans quatre départements, la baisse des dirigeants en situation de « chômage » est supérieure à 20 % : Ariège (51 dirigeants, – 25 %), Haute-Garonne (487 ; – 22,2 %), Lozère (22 ; – 33,3 %) et Tarn (109 ; – 32,7 %).

Quatre départements occitans enregistrent également plus de cent chefs d’entreprise en situation de perte d’emploi en 2021 : Aude (150 dirigeants, – 18,9 %), Gard (315 ; – 17,1 %), Pyrénées-Orientales (263 ; – 10,8 %) et Tarn-et-Garonne (110 ; – 6 %).

Dans les Hautes-Pyrénées, 88 chefs d’entreprise se sont retrouvés en situation de chômage, soit une baisse de 6,4 %.

Le département de l’Aveyron enregistre la plus grande baisse de la région avec – 38,8 %. En 2021, 52 chefs d’entreprise du territoire ont perdu leur emploi alors qu’ils étaient 85 en 2020.

Dans deux départements, le nombre de chefs d’entreprise ayant perdu leur activité professionnelle a augmenté en 2021 : le Gers (+ 1,3 % ; 76 dirigeants) et le Lot (+ 8,2 % ; 53 dirigeants).

Pour Anthony Streicher, Président de l’association GSC : « Le soutien de l’État continue de produire ses effets pour aider les entreprises à maintenir la tête hors de l’eau. Nous n’avons pas été confrontés au raz-de-marée des faillites redouté. Néanmoins, les chefs d’entreprise devront faire face à de nouvelles menaces, conséquences de la guerre en Ukraine et il convient d’être particulièrement prudent pour l’avenir. En 2021, ce sont près de 30 000 femmes et hommes chefs d’entreprise qui ont perdu leur emploi au niveau national et 2 370 en Occitanie. Pour l’immense majorité d’entre eux, sans filet de sécurité. Et c’est un véritable drame, lorsque ces derniers viennent trop tardivement demander de l’aide et nous disent « si j’avais su » ! ».

 Pour Frédéric Barth, Directeur Général d’Altares : « Après un recul historique de 8 % du PIB 2020, la croissance française signait en 2021 son meilleur chiffre (+7 %) depuis plus de 50 ans. L’entrepreneuriat établissait un nouveau record avec près d’un million de nouvelles entreprises pendant que les défaillances tombaient sous le seuil de 30 000, pour atteindre leur plus bas niveau depuis 30 ans. »

Les chefs d’entreprise « seniors » particulièrement exposés

L’âge moyen des chefs d’entreprise impactés en Occitanie est de 48,1 ans soit une légère baisse par rapport à 2020 (48,6 ans). La crise économique touche particulièrement des entrepreneurs pour lesquels le rebond professionnel sera plus difficile : dans les départements du Gers et de la Lozère, l’âge médian atteint respectivement 50,7 ans et 52,3 ans.

Cette population, dite de « seniors », est généralement installée dans une vie personnelle construite, avec des charges familiales et financières parfois importantes. Ce contexte personnel peut amplifier la pression et l’inquiétude en cas de perte d’emploi, et amener à prendre de mauvaises décisions.

« Si le chiffre d’affaires n’est pas au rendez-vous en 2022 pour certains chefs d’entreprise, le paiement des reports de cotisations sociales accordés pendant la crise du Covid-19 ou le début des remboursements des prêts PGE pourraient mener à des situations dramatiques. Notre devoir est de continuer à accompagner ces chefs d’entreprise et de les inviter à anticiper ces situations. » explique Anthony Streicher, Président de l’association GSC. 

Les entrepreneurs à la tête de petites structures de moins de 3 salariés, représentent près de 7 pertes d’emploi sur 10 dans la région en 2021.

Les chefs d’entreprise des secteurs de la construction et du commerce restent les plus impactés

Les entrepreneurs des secteurs de la construction (707) et du commerce (546) représentent à eux seuls plus de la moitié des pertes d’emploi de la région. Les acteurs de l’immobilier subissent une hausse de 104,6 %, soit 133 dirigeants de la branche en situation de chômage en 2021 contre 65 en 2020.

Les chefs d’entreprise dans le domaine agricole apparaissent comme ceux ayant le moins bien résisté à la crise en Occitanie. 84 professionnels ont perdu leur activité en 2021 (+ 23,5 % par rapport à 2020). Les éleveurs connaissent la plus forte progression (+ 91,7 %) et subissent la hausse des prix pour nourrir le bétail.

Les difficultés sont également présentes dans les activités d’assurance et financières qui enregistrent une augmentation de 13,3 % par rapport à 2020.

Les dispositifs mis en place par l’État permettent aux secteurs liés à l’hébergement, à la restauration, et aux débits de boisson d’être en net recul en 2021 avec – 43,8 %. Cette baisse concerne l’ensemble du secteur : les professionnels liés aux débits de boisson ont été les moins impactés en 2021, 34 dirigeants contre 87 en 2020 soit – 60,9 %.

 

Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable, de même que les révocations des mandataires sociaux.

A propos

A propos de l’association GSC

Depuis plus de 40 ans, l’association GSC se donne pour mission d’informer et de sensibiliser les chefs d’entreprise des risques de leur situation, et plus particulièrement la perte d’emploi.

La GSC est la réponse qu’ont élaborée les organisations patronales face au besoin de protection chômage des indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

A propos d’Altares

Expert de l’information sur les entreprises, Altares collecte, structure, analyse et enrichit les données BtoB afin de les rendre « intelligentes » et faciliter la prise de décision pour les directions générales et opérationnelles des entreprises. Le groupe propose son expertise sur toute la chaîne de valeur de la data. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations BtoB, Altares se positionne comme le partenaire de référence des grands comptes, ETI, PME et organisations publiques, en leur offrant un accès privilégié à ses bases de données sur plus de 440 millions d’entreprises dans 220 pays.

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