Il faut sauver tous les entrepreneurs

  • EN CHIFFRES 

En 2020, 33 189 femmes et hommes chefs d’entreprise ont perdu leur activité professionnelle.

Moins de 3 000 demandes d’Allocation du Travailleur Indépendant (ATI) ont été enregistrées par Pôle Emploi. Parmi elles, seules 800 ont abouti à une indemnisation. Le dispositif présente un taux de couverture intérieur à 10% (contre 60% initialement prévus). Seulement 1% des chefs d’entreprise en France ont souscrit une assurance perte d’emploi quelle qu’elle soit.  

  • CONSTAT 

À l’heure de la relance, des milliers de chefs d’entreprise risquent de perdre leur emploi en 2021 et pour la majorité, sans filet de sécurité ! Ces femmes et ces hommes qui, grâce à leur volonté et leur énergie, créent de la valeur et des emplois. Sans ces entrepreneurs, qui seront les piliers de la relance ? Sur qui s’appuiera la croissance de demain si nous ne les soutenons pas ?  

  • ENJEUX 

L’information sur l’anticipation et les risques doit devenir une obligation car notre devoir est de sauver tous les entrepreneurs.
D’une part, informer les entrepreneurs 
des solutions existantes de protection contre la perte d’emploi du dirigeant doit être une priorité.
D’autre part, dans une logique de crise économique, l’ATI doit être repensée pour devenir un dispositif d’urgence, 
à l’instar du chômage partiel, et soutenir davantage les entrepreneurs.  

À défaut de pouvoir sauver toutes les entreprises en péril, il faut sauver l’esprit d’entreprendre de nos dirigeants en les aidant à rebondir, à créer et à participer pleinement à la relance du pays. 

 

Le soutien de l’Etat à l’économie trouve sa traduction dans un Plan de relance d’une ampleur inédite.
Mais sauver toutes les entreprises sans chercher à sauver les entrepreneurs ne sert à rien.
L’Etat se doit de soutenir, les femmes et les hommes chefs d’entreprise que la crise a empêché d’entreprendre, et sur qui s’appuiera la croissance de demain.
 

 

A chaque étape de la vie de l’entreprise, tous les tiers de confiance accompagnant l’entrepreneur
(experts-comptables, CCI, CMA, 
greffiers du Tribunal de Commerce, banquiers, avocats…)
doivent systématiquement le sensibiliser aux conséquences d’une perte d’emploi
et l’informer de l’ensemble des solutions existantes permettant de maîtriser ce risque.
 

 

 

Compte tenu de la crise sanitaire, il faut temporairement transformer l’ATI en dispositif d’urgence.
J
usqu’à l’éte 2022, le montant de l’indemnité doit être augmenté à 1 000€ minimum
et l’accès doit être ouvert aux chefs d’entreprise en activité depuis 1 an (au lieu de 2).
 

 

 

A l’issue de chaque liquidation judiciaire, les Tribunaux de Commerce doivent systématiquement informer le dirigeant de l’existence de l’ATI
et de son droit à en bénéficier,
ainsi que des démarches à entreprendre pour y avoir accès.