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Chiffres 2025 de l’Observatoire Pays de la Loire

Pays de la Loire :  2 639 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

2 639 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Pays de la Loire, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 7 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si la hausse se poursuit par rapport à 2024 (+ 2,8 %), le rythme de progression reste toutefois nettement plus modéré que lors des années précédentes. Ce niveau élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 500 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Pays de la Loire. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés.

 

Après trois années de forte augmentation, la hausse se poursuit en Pays de la Loire mais ralentit

Après trois années de hausse marquée (+ 33,6 % en 2022, + 23,0 % en 2023, + 26,8 % en 2024), la progression des pertes d’emploi des entrepreneurs tend à ralentir. Le niveau atteint reste toutefois historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 500 dirigeants sont concernés en Pays de la Loire.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Pays de la Loire, des départements aux trajectoires divergentes

 

La Loire-Atlantique est le territoire le plus touché. Il comptabilise 1 152 pertes d’emploi, soit une augmentation de 9,3 % par rapport à 2024.

En Vendée, 464 dirigeants ont cessé leur activité en 2025 (+ 9,7 %).

Les trois autres départements de la région connaissent un recul du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».  En premier lieu, la Mayenne (- 12,2 % ; 151 chefs d’entreprises concernés), suivi de la Sarthe (- 7,7 % ; 334).

Enfin, du Maine-et-Loire (- 3,4 % ; 538).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, près d’un quart (24,7 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (2 639). Après plusieurs années de forte dégradation, le secteur reste fragile (+ 9,4 %). Néanmoins, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 30,8 %).

Le commerce reste sous pression malgré une croissance modérée (+ 3,3 % ; 571 dirigeants). Dans le détail, le commerce de gros montre une évolution favorable (- 6,8 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 6,8 %, soit 409 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de sept situations de « chômage » sur dix dans le secteur (306 ; + 14,6 %).

La situation de l’industrie (- 2,6 %) apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.

Les activités de transport et logistique, pour leur part, résistent bien (- 18,8 %). C’est également le cas du secteur agricole qui enregistre une baisse remarquable de 29,2 % des pertes d’activité.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 768). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Pays de la Loire augmente légèrement, passant de 45,9 ans en 2024 à 46,1 ans en 2025.

 Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

 

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54