L’Association GSC a participé aux 5-ème Assises du Rebond, organisées au Ministère de l’Économie, à Bercy. Cette rencontre a réuni entrepreneurs et experts autour d’un objectif commun : mieux prévenir les difficultés des entreprises et accompagner les dirigeants confrontés à une perte d’activité.
Les échanges ont mis en lumière trois enjeux majeurs : la solitude du dirigeant, l’importance de la prévention et la nécessité de mieux protéger les entrepreneurs face aux conséquences d’une cessation d’activité.
Rompre la solitude du dirigeant
La première table ronde a souligné le paradoxe de l’entrepreneuriat en France : malgré une réelle envie d’entreprendre, les dirigeants restent confrontés à l’isolement, à la complexité administrative, aux incertitudes économiques et aux difficultés de recrutement.
Selon l’Indice entrepreneurial français 2025 de Bpifrance Le Lab, 34 % des Français sont engagés dans la chaîne entrepreneuriale. Pourtant, les responsabilités liées à la direction d’une entreprise peuvent peser sur la santé physique et mentale des dirigeants, jusqu’à remettre en question leur engagement entrepreneurial.
Pour lutter contre cet isolement, trois leviers ont été identifiés : les réseaux d’entrepreneurs, les conseils externes et la formation. L’objectif est de permettre aux dirigeants de partager leurs expériences, de prendre du recul et de bénéficier d’un accompagnement avant que les difficultés ne s’aggravent.
Prévenir les difficultés pour favoriser le rebond
La seconde table ronde, à laquelle Hervé Kermarrec, président de l’Association GSC, a pris part, a rappelé les conséquences humaines et financières d’une perte d’activité.
Selon la Banque de France, 68 564 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur douze mois à fin décembre 2025. Les difficultés concernent toutes les catégories d’entreprises et soulignent l’importance d’agir suffisamment tôt.
Virginie Maillet, du Centre d’information sur la prévention des difficultés des entreprises (CIP), a notamment rappelé que les dirigeants sollicitent souvent de l’aide trop tardivement. Julie Lavoir, administratrice judiciaire, a quant à elle souligné l’intérêt des procédures préventives, notamment la conciliation, dont la durée initiale est de quatre mois, renouvelable une fois pour un mois au maximum.
Les échanges ont également mis en avant la nécessité de mieux former les primo-entrepreneurs, notamment à la gestion de trésorerie, et de proposer un accompagnement adapté à chaque secteur d’activité et à chaque étape de la vie de l’entreprise.
Mieux accompagner et protéger les entrepreneurs
Les témoignages ont rappelé qu’une liquidation judiciaire peut avoir des conséquences durables : difficultés financières, accès au crédit compliqué et perte de confiance des partenaires. Les participants ont ainsi appelé à faire évoluer le regard porté sur l’échec entrepreneurial et à faciliter le rebond après une cessation d’activité.
Pour l’Association GSC, ces échanges confirment l’importance de sensibiliser les dirigeants aux risques liés à la perte d’activité et aux solutions de protection existantes.
Prévenir, accompagner et protéger : trois leviers essentiels pour permettre aux entrepreneurs de ne pas rester seuls face aux difficultés et de pouvoir rebondir.
